Allée René Piguel

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L' allée René Piguel se situe dans le quartier 7 : Francisco Ferrer - Landry - Poterie et prend son origine sur la rue de Châteaugiron. Cette voie fut dénommée impasse par délibération du conseil municipal de la Ville de Rennes le 13 avril 1953 puis allée par délibération du conseil municipal de la Ville de Rennes le 2 juin 1986[1].

Cette voie rend hommage à :

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René Piguel

Résistant déporté (28 mars 1922, Rennes - 1er février 1945, Ellrich, Allemagne)

Le père de René Piguel, Joseph (1890-1958), originaire de Bazouges-sous-Hédé, est mobilisé à Rennes, intègre le 26ème régiment d'artillerie et participe à la première guerre mondiale. Il se marie en février 1919 à Rennes avec Céline Lelièvre (1891-1952). Ils auront deux fils, Maurice (1920-2008), né au 5 rue de Toulouse, et René, scolarisés à l'école de la rue de Nantes[2]. Le 15 avril 1934, les deux frères participent ensemble, aux côtés d'une centaine de jeunes et de certains parents, au rallye des espoirs du Cyclo-club rennais, organisé sous le patronage de L'Ouest-Éclair, avec un départ donné place Hoche, et après un arrêt à Fouillard, une arrivée au Café National, 10 rue Nationale[3].

Le frère de René Piguel, Maurice, est l'un des deux meilleurs apprentis récompensés parmi 252 élèves en deuxième année à l'école d'apprentissage des chemins de fer de l'Etat, rue Pierre Martin, en septembre 1936[4]. Sportif chez les Vigilants, il reçoit son brevet sportif populaire de deuxième échelon (15-17 ans) en juillet 1937[5]. Il se marie à Rennes le 17 avril 1942 avec Suzanne Kerjean, ils vivent au 42 rue du Champ de l'Orme et leur fille Suzanne naît en avril 1944[6].

Un des deux frères obtient le même mois son brevet d'enseignement industriel en tant qu'ajusteur[7]. Leur père, chauffeur, obtient la médaille d'honneur en argent de la S.N.C.F. en février 1939, signe que le travail aux chemins de fer représente un destin tout tracé pour les deux fils Piguel[8].

Compte-rendu de l'Ouest-Éclair du 13 septembre 1941. René Piguel est le seul à ne pas avoir survécu au conflit mondial. On remarque parmi les sept condamnés la présence de Jean Courcier, décédé en 2020 à Rennes. Raymond Le Cornec s'est éteint à Rennes en 2012, Robert Barbier en 2000, Roger Dinard en 2009 à Chantepie, Joseph Coquelet à Rennes en 2003, et Georges Volant à Rennes en 1978.

Ainsi, devenu ajusteur au dépôt SNCF de Rennes[9], René, Henri Piguel, 19 ans et demi, est arrêté, le 7 août 1941 à Rennes pour détention et distribution de tracts communistes. Il vit alors au 114 avenue Sergent Maginot[10]. Le Rennais est condamné par la cour spéciale de Rennes le 13 septembre 1941 à 3 ans de prison. Il est déporté le 12 mai 1944 de Compiègne et envoyé le 14 mai 1944 au KL Buchenwald. (Matricule 51002). Il fut aussi déporté à Dora. Il décède le 1er février 1945 au camp de concentration d'Erich à Ellrich (Allemagne).

René Piguel fut médaillé à l'Ordre de la Libération par décret du 5 janvier 1959.

Sur la carte

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Note et références

  1. Délibérations municipales, Archives de Rennes
  2. L'Ouest-Eclair du 24 avril 1932, page 7
  3. L'Ouest-Eclair du 14 avril 1934, page 11
  4. L'Ouest-Eclair du 28 septembre 1936, page 6
  5. L'Ouest-Eclair du 4 juillet 1937, page 13
  6. L'Ouest-Eclair du 7 avril 1944, page 3
  7. L'Ouest-Eclair du 17 juillet 1937, page 5
  8. L'Ouest-Eclair du 22 février 1939, page 7
  9. https://maitron.fr/spip.php?article163754, notice PIGUEL René par Alain Prigent
  10. L'Ouest-Eclair du 13 septembre 1941, page 3