Croix –de- feu puis Parti social français à Rennes, 1934-1937

De WikiRennes
Aller à la navigationAller à la recherche


Croix –de- feu puis Parti social français à Rennes, 1934-1937

Le colonel de la Rocque, à Laillé, le 11 avril 1937 (Ouest-Eclair, 12 avril 1937)

En Bretagne il y avait eu quelques affrontements avec les Croix-de-feu du colonel de la Rocque comme le 24 juin 1934, lorsqu’à l’appel du Comité de Vigilance antifasciste, une manifestation de protestation contre la tenue d’une conférence du colonel de La Rocque à Lorient avait dégénéré, 1400 manifestants affrontant les gardes mobiles pendant plus d’une heure. Et, le 29 mars 1936, à Rennes, pendant qu’un millier de personnes assistent au meeting du Front Populaire sous les halles de la place des Lices, 1 500 adhérents et sympathisants des Croix-de-feu se réunissaient dans le vaste hall des garages Tomine, avenue du Gué-de-Baud. Après la dissolution des Croix-de-feu en juin 1936 – le colonel de La Rocque fonde le Parti social français ( PSF), le 7 juillet. Le 23 octobre 1936, une permanence est ouverte quai Lamennais à Rennes. Le 13 novembre, une réunion constitutive de la section de Rennes se tient devant plus de 800 adhérents et sympathisants, rue Poullain Duparc, sous la présidence de M. Villebrun, président de la Chambre Nationale du commerce de l’automobile.

Les réunions de propagande étant agitées, le préfet d’Ille-et-Vilaine, craignant des troubles, interdit la tenue d’un congrès régional prévu à Rennes le 11 avril 1937, considérant qu’un banquet au garage Tomine ,près de la Vilaine, risquait d’aggraver les incidents susceptibles de se produire. Et il interdit un meeting au stade municipal de la rue Alphonse Guérin qui n’est entouré que de palissades peu élevées, faciles à franchir. Le PSF se repliera à Laillé dans le parc du château d’ Andrée Récipon [1]. Les responsables régionaux du PSF : René Villebrun, président de la section de Rennes Me Bourrut-Lacouture, Louis Oberthur, maire de Monterfil, Eugène Leclerc, président régional, y entouraient le colonel de La Rocque qui déclara: "La Russie et l'Allemagne nous guettent. la première pour faire accepter son communisme; la seconde, pour réaliser son désir d'expansion." L’Ouest-Éclair dénombra 6 100 voitures et 90 autocars, 27 000 entrées à un meeting de deux heures, affluence qui se passa dans l’ordre et le calme mais le commerce rennais ne put en observa L’Ouest-Éclair.

Le 12 juillet 1937, ce sont encore 1 500 adhérents qui se réunissent aux garages Tomine pour écouter Vallin, directeur général de la propagande, avant la remise de la coupe La Rocque du concours d’éloquence. [2]

Références