Emile Georges Frédéric Rigoulot (horloger)
Emile Georges Frédéric Rigoulot est un horloger et bijoutier rennais du XIXème siècle qui s'est établi à Rennes. Puisque les trains, un moyen de transport récent à Rennes (depuis mai 1857) commencent à circuler, les gens auront besoin d'une appréhension plus précise du temps.
Il se marie à Rennes le 25 août 1883 avec Jeanne Marie Commereuc.
Au même titre que les 121 objets de collection et documents relatifs à l'horloger Claude Lognoné, son savoir-faire est conservé au Musée de Bretagne ( Les Champs Libres) à Rennes.
Inventaire et protection de l'arc horloger transmanche
2026, année de commémoration du 70eme anniversaire du jumelage entre Rennes et Exeter né en 1956
Le siège social du Met Office, le service météorologique national du Royaume-Uni, est situé à Exeter, dans le Devon, depuis son transfert de Bracknell en 2003. Ce centre est un pôle mondial majeur pour la prévision météorologique, la climatologie, et abrite des supercalculateurs avancés.
Connu également sous le vocable de UKMET, ce service est présent dans tous les territoires britanniques comme à Gibraltar et aux îles Malouines (Falklands) en plus des îles britanniques.
Géodésie, astronomie et machines : le début d'une spécialisation en astronomie de position et mécanique céleste avec le télégraphe
La perte du navire Royal Charter ses 459 passagers et membres d'équipage au large d'Anglesey dans une violente tempête en octobre 1859 a conduit au développement du service de prévision et d'avertissements maritimes transmis par un réseau de 15 stations côtières aux navires en mer. A cette époque, un nouveau télégraphe a permis une diffusion rapide des alertes et a également conduit au développement d'un réseau d'observation qui pourrait ensuite être utilisé pour fournir une analyse synoptique.
L'Observatoire royal de Kew, ou King's Observatory, centre de recherche météorologique majeur et centre crucial de certification horlogère
L'Observatoire royal de Kew, ou King's Observatory, fondé en 1769 par George III à Richmond (Londres), est un haut lieu de l'astronomie et de la météorologie. Conçu par William Chambers pour observer le transit de Vénus, il a ensuite abrité des collections scientifiques royales avant de devenir un centre de recherche météorologique majeur au XIXe siècle.
L'Observatoire de Kew, fondé en 1769 par George III à Richmond (Londres), fut un centre crucial de certification horlogère (1884-1951). Il délivrait des certificats "Classe A", extrêmement rigoureux (45 jours de tests, 5 positions, 3 températures), hautement prisés pour mesurer la précision des montres de haute horlogerie.
Enjeux d'une inscription de l'arc horloger transmanche à l'UNESCO
Selon le Journal officiel et à la suite du plaidoyer de la fondation culturelle Théophile Lognoné, une candidature portant sur les savoir-faire de l'arc horloger transmanche entre la France et l'Angleterre pourrait constituer une extension des savoir-faire en mécanique horlogère et de la mécanique d'art, candidature portée conjointement par la Suisse et la France et inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'Humanité en 2020. Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord ayant ratifié la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel le 7 mars 2024 et étant désormais État partie à la convention, un tel projet de candidature est envisageable. Sa concrétisation suppose toutefois que les savoir-faire de la mécanique horlogère figurent sur un inventaire du patrimoine culturel immatériel tenu et mis à jour par cet État, et que celui-ci fasse le choix, en accord avec la communauté de praticiens porteurs de ces savoir-faire, de présenter une candidature en vue de rejoindre l'élément inscrit par la Suisse et la France. Une telle démarche nécessiterait en outre l'approbation de ces États.
Rigoulot — horlogers et négociants en nacre : le capital caché du Second Empire
L'horloge "œil-de-bœuf" Second Empire (époque Napoléon III, env. 1850-1870) est une pendule murale reconnaissable à son cadre circulaire, souvent en bois noirci ou ébénisé. Ces pièces se caractérisent par des incrustations de nacre, des décors floraux peints, et un cadran en porcelaine à chiffres romains. Elles sonnent généralement les heures et demi-heures.
Caractéristiques principales :
- Cadre : Souvent octogonal ou rond, en bois noirci (ébénisé) ou parfois acajou, avec des incrustations de nacre.
- Cadran : En émail ou porcelaine blanche, chiffres romains, parfois décoré de motifs floraux.
- Forme : La forme ronde rappelle les lucarnes d'architecture du même nom, très en vogue sous Napoléon III.
- Fonctionnement : Mouvement mécanique à balancier, souvent avec une sonnerie.
- Décoration : Style éclectique et chargé, typique du luxe du Second Empire.
Napoléon III et son voyage à Rennes en 1858
Napoléon III et l'impératrice Eugénie ont visité Rennes les 19 et 20 août 1858 lors d'un voyage triomphal en Bretagne. Cet événement majeur, le premier d'un souverain depuis Henri IV, a inclus des réceptions, un banquet, une revue militaire et un bal, visant à séduire une région peu acquise au régime.
Points clés de la visite (19-20 août 1858)
- Arrivée et Accueil : Le couple impérial est arrivé le 19 août, accueilli par une foule importante.
- Activités : Ils ont visité l'hôpital Napoléon III (ancien Hôtel-Dieu) et assisté à une revue militaire sur le Champ de Mars.
- Banquet Breton : Le 20 août, un grand banquet a eu lieu au palais de justice, réunissant des représentants des cinq départements bretons.
- Le Discours : Napoléon III a prononcé un discours important lors du banquet, sans s'exprimer en breton contrairement à certaines idées reçues.
- Ambiance : La visite a été marquée par des festivités, incluant un bal et un feu d'artifice, et une forte ferveur populaire.
- Contexte : Ce voyage visait à renforcer le soutien des catholiques et à marquer la présence du régime en Bretagne.
Le couple impérial a quitté la ville le 21 août en train, un moyen de transport récent à Rennes (depuis mai 1857).
L'intérêt de Napoléon III pour la télégraphie, outil précurseur des télécommunications et de la technopole Rennes Atalante
Le 14 novembre 1854, une terrible tempête, survenant sans la moindre alerte lors de la guerre de Crimée, traverse l'Europe d'ouest en est, causant la perte de 41 navires dans la mer Noire. Le Verrier et Emmanuel Liais, son directeur adjoint de l'Observatoire de Paris, entreprennent alors, à la demande de Napoléon III, de mettre en place un réseau d'observatoires météorologiques sur le territoire français, destiné avant tout aux marins afin de les prévenir de l'arrivée des tempêtes. Ce réseau regroupe 24 stations dont 13 reliées par télégraphe, puis s'étendra à 59 observatoires répartis sur l'ensemble de l'Europe en 1865. Le Verrier avait découvert qu'un événement météorologique en un endroit est le résultat d'un déplacement, à l'échelle de la Terre, de phénomènes physiques. Le 17 septembre 1863, la première prévision météorologique (prévision à 24 heures grâce à des cartes et bulletins météorologiques quotidiens) destinée au port de Hambourg est réalisée. C'est la naissance de la météorologie moderne. Cette initiative de Le Verrier est à l'origine de la création de la météorologie française moderne.
À la tête d'une commission qui porta son nom, il réforme l'enseignement de l'École polytechnique en introduisant plus de science appliquée.
L'influence de l'Observatoire de Paris à l'époque où Neptune est en cours de découverte
Le 30 janvier 1854, Le Verrier est nommé directeur de l'Observatoire de Paris, succédant à François Arago et prenant le contre-pied de la politique de son prédécesseur. Il fait notamment démolir, pour y aménager ses appartements, l’amphithéâtre construit par ce dernier, et entreprend une réorganisation totale qu'il n'arrivera pas à mener à terme par manque de crédits : division fortement hiérarchisée du travail (les observateurs sont payés 15 centimes à l'étoile observée, surveillance des travailleurs), appliquant le modèle anglais de la révolution industrielle au domaine de l'astronomie. Il y fera établir un catalogue de 306 étoiles fondamentales.
Mais il s'y montre si colérique et odieux que, à la suite de plusieurs pétitions et de la démission d'une soixantaine d'astronomes de l'Observatoire de Paris, et malgré son appartenance politique, il est relevé de ses fonctions en 1870 par décret impérial. Il démissionne en même temps du conseil général de la Manche, puis du Bureau des Longitudes. Il mène par la suite une carrière de journaliste scientifique, puis reprend en 1873 le poste de directeur de l'Observatoire après la mort accidentelle de son successeur, Charles-Eugène Delaunay, et ce jusqu'à sa mort.
Urbain Le Verrier meurt sur les lieux mêmes de l'Observatoire le 23 septembre 1877.

