Impressions d'un voyageur britannique sur Rennes en 1788
IMPRESSSIONS D'UN VOYAGEUR BRITANNIQUE SUR RENNES EN 1788
En 1788, Arthur Young, agronome britannique, visite la Bretagne et donne à ses concitoyens un aperçu de la capitale d'une province où il trouve sans égal le fossé entre noblesse et roture. De ses quatre jours à Rennes début septembre, il restitue l'impression d'une ville bien bâtie, avec deux belles places dont la place Louis XV et sa statue, le jardin des Bénédictines, le "Tabour" qui vaut d'être vu. Le Palais du Parlement ne se visite pas, celui-ci étant "banni" et il note, aux portes de la ville, un camp où stationnent quatre régiments d'infanterie et deux de dragons en raison de l'opposition de la noblesse aux réformes et du mécontentement de la population face à la cherté du pain. Pourtant lui-même trouve la ville très bon marché et il détaille les menus de la table d'hôtes de la "Grand maison" : La table d'hôte, à la
Grande-Maison, est bien tenue : à dîner il y a deux services
abondamment pourvus d'excellents mets, et un très grand dessert
bien composé ; à souper un bon service, un fort morceau de mouton
et un délicieux dessert. Chaque repas se paye, avec le vin ordinaire,
40 sous ; pour 20 sous en plus, vous avez de très bon vin ; l'entretien
du cheval 30 sous ; en tout cela ne fait (avec du vin de choix) que 6
livres 10 sous par jour ou 5 shill. 10 ds. Cependant on se plaint que le
camp a fait hausser tous les prix. [1] ,. Cette hôtellerie de la Grande Maison, était située au bas de la place des Lices, à l'angle du carrefour Jouaust et de la rue de la Salle Verte.[2]
--Stephanus 27 janvier 2011 à 17:36 (CET)

