Jardin Sophie Germain

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Sohie Germain (de Wikimedia Commons)

Le jardin Sophie Germain se situe dans le quartier 2 : Thabor – Saint-Hélier – Alphonse Guérin à l'angle de la rue Jeanne Malivel et de la rue des Seiz Breur.Cet espace vert fut dénommé par délibération du conseil municipal de la Ville de Rennes le 4 juin 2012[1].

Ce jardin rend hommage à Sophie Germain, première femme mathématicienne française (1776 - 1831) qui dût user d'une identité masculine (Antoine Auguste Leblanc) jusqu'en 1804 .[2].

Qui est Sophie Germain?

Marie-Sophie Germain est née à Paris, le 1er Avril 1776. Deuxième fille d'un marchand de soie qui siège parmi les députés du Tiers-Etat.

A l'âge de treize ans, en 1789, en lisant un chapitre de la vie d'Archimède, elle apprend que celui-ci fut tué par un soldat romain, lors de la prise de Syracuse qu'il refusa de suivre car il était plongé dans la résolution d'un problème de géométrie. Ce récit éveille la passion de Sophie pour les Mathématiques. Elle pense alors que cela devait être fort passionnant pour qu'Archimède au détriment de sa vie préfère les Mathématiques à l'injonction du soldat. Elle se plonge, en autodidacte, dans les travaux de mathématiciens comme le suisse Eulet et l'anglais Newton

Son père veut la dissuader de faire un métier "masculin" et pour l'empêcher d'étudier la nuit il lui confisque les chandelles et les couvertures. Devant sa détermination et le bon niveau qu'elle obtient, il finit par abdiquer et va finalement la soutenir moralement et financièrement.

Ne pouvant s'inscrire à l'Ecole polytechnique, réservée aux hommes, elle arrive à se procurer les cours en empruntant l'identité d'un ancien élève, Antoine Auguste Le Blanc.

Après la mort de Le Blanc, elle envoie ses remarques à Joseph-Louis Lagrange, mathématicien de renom, qui est stupéfait par la pertinence des observations de ce Le Blanc. Comme il exprime le désir rencontrer ce brillant correspondant, elle finit par dévoiler sa véritable identité. Lagrange devient l'ami et le conseiller de la jeune fille.

Pendant plusieurs années, elle travaille sur le théorème de Fermat et aboutit à un théorème qui maintenant porte le nom de Théorème Sophie Germain. En 1804, sous son nom d'emprunt, elle prend contact avec le mathématicien, physicien allemand Carl Friedrich Gauss et échange avec lui sur le dernier théorème de Fermat et sur la loi de la réciprocité quadratique. Lorsque Napoléon envahit la Prusse et plus particulièrement Brunswick, la ville natale de Gauss, elle demande à Pernety, un général qu'elle connaît personnellement de veiller sur Gauss, se souvenant de la fin tragique d'Archimède. Le Général Antoine-Joseph Pernety rencontre Gauss et lui dit que Sophie Germain lui à demandé de le protéger. Ne connaissant pas cette femme Pernety dévoile la véritable identité de Le Blanc. Gauss lui écrit alors son admiration et sa persévérance pour les obstacles qu'elle a du rencontrer dans ce milieu réservé aux hommes. La correspondance avec Gauss arrête après sa nomination en tant que professeur d'astronomie à l'université et qu'il se porte plutôt vers les mathématiques appliquées.

En 1808, l'Institut de France lance un concours pour "Formuler une théorie des surfaces élastiques et montrer qu'elle est en accord avec les résultats expérimentaux". En 1811, elle se présente au concours de l'Académie des sciences. Après avoir échoué deux fois, elle est finalement admise en 1816. Mais quelle n'est pas la stupéfaction de découvrir que le lauréat est en fait une femme. Ses travaux l'opposent à Siméon Denis Poisson qui défend une interprétation moléculaire des vibrations d'une membrane.

Avec sa notoriété, maintenant acquise, elle fait la connaissance du mathématicien Joseph Fourier, qui devient son ami et grâce à qui elle devient la première femme à assister aux séances de l'Académie des sciences (excepté les femmes des membres).

Sophie Germain continue à approfondir son travail et publie deux ouvrages : Recherche sur la théorie des surfaces élastiques et Mémoire sur la courbure des surfaces qui pose les fondations de la théorie moderne de l'élasticité. En 1830, elle obtient sur la suggestion de Gauss un titre honorifique qu'elle ne recevra jamais. Atteinte d'un cancer du sein, 'Sophie Germain décède à Paris, le 27 Juin 1831.

Liens internes

Liens externes

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Note et références

  1. Délibérations municipales, Archives de Rennes
  2. à partir de la notice rédigée par Joël David, chargé d'odonymie à la Ville de Rennes, Rennes Métropole

Projet porté par Joël David Chargé d'odonymie à la Ville de Rennes.

Propos mise à jour par Elisa Triquet Médiatrice numérique.