Madeleine Georgette Juguin
Madeleine Georgette Juguin est née le 8 novembre 1897 et décédée le 12 mai 1984 à l'âge de 86 ans.
Grand témoin de la télégraphie, elle est l'épouse de Jean Baptiste Marc Marie Chanvril, horloger et spécialiste de la télégraphie militaire.
Elle est la fille de Joseph Marie Eugène Juguin (1867-1917), négociant en vins et d'Hester Ann Mary Walker (1870-1952). Cette union est marquée par le refus des parents de la mariée au mariage ; et notamment son père, Georges Henry Walker, négociant anglais né le 2 février 1837 à Londres.
Sa mère ayant bravé les interdictions, Madeleine Georgette Juguin se passionne pour les innovations transmanche.
Une Argonaute au service de la science
L’Espace Ferrié, un CCSTI, Centre Culturel Scientifique Technique et Industriel, créé à côté de l’École Supérieure et d’Application des Transmissions de Rennes en 2004, rappelle combien le général Gustave Auguste Ferrié était attaché à la diffusion du savoir et à la recherche scientifique[1].
Le Musée des beaux-arts de Rennes consacre dans ses collections une œuvre au mythe grec du voyage des Argonautes, une expédition menée par Jason pour récupérer la Toison d'or, avec Hercule parmi ses compagnons. Mais aussi Atalante.
Hercule et les Argonautes par Désiré Fénaut (1832-1909) est le titre d'une œuvre photographique conservée au Musée des beaux-arts de Rennes. Fénaut, un photographe originaire de Saint-Thierry, a immortalisé cette scène mythologique célèbre, où Hercule, le demi-dieu, fait partie des héros accompagnant Jason dans la quête de la Toison d'or à bord du navire Argo.
Rennes et l'histoire du plan Ferrié pour encourager les progrès de la télégraphie sans fil, la TSF
Rennes est liée au général Gustave Auguste Ferrié principalement par l'Espace Ferrié, le Musée des Transmissions de l'Armée de Terre, situé à Cesson-Sévigné près de Rennes, qui retrace l'histoire des transmissions militaires et honore son rôle de pionnier de la radiodiffusion.
Qui était Ferrié ? Gustave Ferrié (1868-1932) était un général et ingénieur français, pionnier de la télégraphie sans fil (TSF) et de la radiodiffusion, qui a organisé l'infrastructure technique de la radiodiffusion française publique.
Le Musée éponyme : situé à Cesson-Sévigné, près de Rennes, retrace l'histoire des transmissions militaires, de la télégraphie au satellite, et porte le nom du général Ferrié. Le général Ferrié, soldat ingénieur, a contribué aux progrès de la télégraphie sans fil, la TSF. En 1888, Hertz avait mis en évidence l’onde électromagnétique et, dès 1896, Marconi transmettait des messages par TSF.
Ferrié participe à la commission internationale qui, en 1913, légalise le SOS après le naufrage du Titanic.
Ferrié travaille sur les applications de la TSF dans de nombreuses disciplines : unification de l’heure, géodésie, astronomie et météorologie.
Durant la Grande Guerre, les liaisons TSF se révèlent bien plus sûres que les pigeons. La TSF écoute les messages des ennemis pour déjouer leur stratégie et traquer leurs espions. L’aviation naissante s’équipe en TSF. Le réseau radiogoniométrique organisé par le colonel Ferrié cloue au sol les redoutables zeppelins ennemis prêts à bombarder les villes françaises. Ferrié et ses équipes produisent une lampe triode performante : la lampe TM. Ce composant, expérimenté aux États-Unis, ouvre l’ère de l’électronique et permet la transmission de paroles et de musiques par ondes hertziennes, alors que la TSF nécessite l’usage du morse[2].
Depuis la tour Eiffel, Ferrié expérimente la radiodiffusion (1922). En 1930 le général dirige la commission chargée d’organiser l’infrastructure technique de la radiodiffusion française publique : c’est le « plan Ferrié ». Le général participe activement aux premières conférences internationales pour la planification des fréquences, il en préside certaines.
Atalante, terreau d'innovation pour préparer les télécommunications des années 1960-1970 et la French Tech
L’action de René Pleven et Pierre Marzin
Ce sont essentiellement deux hommes, deux Bretons, qui sont à l’origine de ce développement : Pierre Marzin (1905-1994) et René Pleven (1901-1993)[3].
Le premier, après le lycée Chateaubriand de Rennes, entra à Polytechnique et complèta sa formation à Supélec, école fondée en 1894. C’était alors le cursus imposé pour devenir ingénieur des Ptt. En 1929, Pierre Marzin entra dans le petit laboratoire des Ptt à Paris et participa activement en 1944 à la création du Centre national d’études des télécommunications (Cnet), dont il devint le directeur.
Le second, René Pleven, avait travaillé de 1930 à 1939 dans le groupe anglo-américain Automatic Electric, alors troisième groupe mondial des télécommunications. Résistant de la première heure en 1940, il fut sous la 4e République plusieurs fois ministre et président du Conseil. Sans oublier d’oeuvrer en faveur du développement économique de la Bretagne, en tant que président du Comité d’études et de liaison des intérêts bretons (Celib)
Sources et références
Hercule et les Argonautes FÉNAUT Désiré - 1832 - Saint-Thierry - 1909 - Rennes Photographie.