Jean Baptiste Marc Marie Chanvril
Jean Baptiste Marc Marie Chanvril est un horloger né le 24 mai 1891 à Montauban-de-Bretagne (arrondissement de Rennes) et décédé le 1er octobre 1956 au Mans (Sarthe).
A participé à la Grande Guerre.
Matricule 2433, Rennes 1911 - 24e Bataillon de télégraphiste ; 39e télégraphiste
Incorporé en octobre 1912, inapte jusque fin 1915, parti aux armées en janvier 1916, réformé en oct 1919 pour tuberculose.
Il est le fils de Jean Baptiste Chanvril (1861-1917), fondateur de la Maison Chanvril le plus vieux commerce de Rennes, qui fut une importante demeure de marchands de toiles située dans le centre historique de Rennes, 7 Rue Maréchal Joffre, située à l'angle du quai Emile Zola et l'ancienne Halle aux Toiles de Rennes et bourse de commerce[1] qui ont accueilli dès 1832 plusieurs salles de l'École municipale de peinture, sculpture et dessin. Puis, le 10 août 1881, les locaux de l'École régionale des Beaux-Arts de Rennes[2].
Des avancées importantes en matière de télégraphie sont nées grâce aux caractéristiques humaines audacieuses de plusieurs figures rennaises. Né le 8 mai 1888 à Rennes, Arthur William Loth est par exemple l'inventeur d'un système de navigation permettant aux aviateurs d'étendre des sons à grande distance pour se guider. Arthur William Loth fut par ailleurs l'un des piliers fondateurs du Stade rennais.
Le câble William Loth qui porte son nom implique que le mobile utilisateur soit nanti d'un détecteur approprié, c'est encore une création de William Loth.
Jean Baptiste Marc Marie Chanvril se marie le 7 novembre 1923 à Saint-Servan-sur-Mer, avec Madeleine Georgette Juguin (1897-1984).
Des débuts dans l'horlogerie à la télégraphie militaire, la vie d'un innovateur
Une formation technique à peine esquissée en 1911 mais d'où naissent des passions dès l'âge de 20 ans
A participé à la Grande Guerre.
Matricule 2433, Rennes 1911 - 24e Bataillon de télégraphiste ; 39e télégraphiste.
Incorporé en octobre 1912, inapte jusque fin 1915, parti aux armées en janvier 1916, réformé en oct 1919 pour tuberculose.
C’est en 1884 que la première école de télégraphie militaire fut créée dans la forteresse du Mont-Valérien. Le futur général Ferrié[3] y est instructeur puis en devient directeur en 1897. En 1900, l’école est transformée en bataillon de sapeurs-télégraphistes. En 1901 elle devient le 24ème bataillon de Génie puis, à la suite de regroupement d’unités de télégraphie militaire au sein d’un même régiment, le 1er janvier 1913 elle prend le nom de 8ème régiment de Génie qui deviendra, après la seconde guerre mondiale, 8ème régiment de Transmissions. Sa devise n’a pas changé : « tu es l’ancien, sois le meilleur ».
Des motivations pour la recherche et l'innovation
Près de Rennes, à Cesson-Sévigné, se trouve le Musée des transmissions "Espace Ferrié", qui retrace l'histoire de la communication, du télégraphe de Chappe au satellite, en passant par le rôle des transmissions dans les guerres mondiales, illustrant l'évolution des méthodes militaires et l'importance de figures comme le Général Ferrié. Il existe aussi un vestige de télégraphe aérien restauré à Saint-Marcan (près de Saint-Malo), et des archives militaires montrent l'usage du télégraphe à Rennes, notamment un télégramme lié à la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.
Commémorations du Centenaire de la Première Guerre mondiale
Horloge de mémoire. Rennes dans la Grande Guerre
Le 11 novembre 1918, la signature de l’Armistice acte la fin de la Première Guerre mondiale. En novembre 2018, Rennes a commémoré ce centenaire et rend hommage aux poilus. Un large programme ponctué d'événements s’adressant à toutes et tous a été élaboré avec comme point d'orgue, plusieurs manifestations importantes.
La paix : un désir, un don, une éducation
La commémoration de l’Armistice de 1918 conserve une charge symbolique importante. Ces célébrations civiles, religieuses et patriotiques ne sont pas tant organisées pour valoriser une victoire sur un ennemi que pour cultiver le souvenir des millions de morts et de blessés de cette Première Guerre mondiale et, surtout, éduquer à la paix.
En vérité, nous sommes tous capables de favoriser la paix. En effet, nous pouvons être des éducateurs en faveur de la paix. Voilà notre responsabilité collective et personnelle. (Mgr Pierre d’Ornellas, Parole de l’évêque, EIV 302, nov. 2018)
« Ah ! Sonnez, cloches de France ! Sonnez sur nos villes et nos campagnes ! » Ainsi s’exprimait Emmanuel Desgrées du Loû dans son édito du 12 novembre 1918 dans L’Ouest-Eclair. La Une de L’Ouest-Eclair du 12 novembre 1918 est présentée avec à gauche avec un éditorial de Emmanuel Desgrées du Loû qui évoque les sonneries des cloches dans toute la France.
Cérémonie de commémoration du centenaire du discours de Francis Simon
Le 26 novembre 1916, au coeur de la Première Guerre Mondiale et de la Bataille de Verdun, le Souvenir Français organisait comme chaque année une cérémonie au Cimetière de l'Est. Mais cette année-là, le discours prononcé va marquer l'Histoire. Francis Simon, président de la section rennaise du Souvenir Français prit la parole et émit une idée : ériger une tombe pour un soldat, dont on ne connait pas l'identité, afin d'honorer tous les hommes qui se battent et tombent au champ d'honneur.
Cette idée d'une tombe pour un soldat inconnu, exprimée à Rennes, sera reprise par des hommes politiques jusqu'à parvenir aux plus hautes autorités françaises. Si bien qu'au lendemain de la Grande Guerre, l'Arc de Triomphe à Paris se verra accueillir la dépouille d'un soldat inconnu. Ce symbole, aujourd'hui universel, sera repris par de très nombreux pays[4].
Archives photographiques issues de l'ancienne rue Toussaint, puis de la Halle-aux-Blés, actuellement rue Jules-Simon (Rennes)
Les souvenirs de Jean Baptiste Marie Chanvril ont pu être collectés grâce au travail photographique du 18 décembre 1929 de l'atelier de photographie Guillot, établi dans l'ancienne rue Toussaint, puis de la Halle-aux-Blés, actuellement rue Jules-Simon (Rennes).
- ↑ https://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/IA35022316
- ↑ https://www.archives.rennes.fr/actualites/la-jeunesse-des-beaux-arts-a-rennes-285/n:113
- ↑ https://francearchives.gouv.fr/pages_histoire/82601634
- ↑ https://cimetieres.rennes.fr/accueil/actualites/toutes_les_actualites/156_547/ceremonie_de_commemoration_du_centenaire_du_discours_de_francis_simon