Maison Colvez (Au grand four) 22 rue Le Bastard

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Rue Le Bastard, vers 1930, vue vers le nord. (Archives de Rennes 100FI638)

La Maison Colvez (Au grand four) 22 rue Le Bastard mène dans la première partie du XXe siècle des actions sociales et philanthropiques

Les colonnes de l'Ouest Eclair rendent hommage le 18 janvier 1903 notamment à ses caisses de pains recuits envoyées dans des camps de concentration en Afrique du sud[1].

Proche de la rue de Rennes dans le 6eme arrondissement, la rue du Four à Paris a été le siège du Conseil national de la Résistance[2]. Le 27 mai 1943, le CNR, le Conseil national de la Résistance, entamait ses activités au premier étage du 48, rue du Four à Paris, avec une première réunion dirigée par Jean Moulin .

La guerre des Boers, une première opération de secours à l’étranger

La Grande-Bretagne acquit la colonie du Cap en 1814 après les guerres napoléoniennes.

La guerre des Boers est un conflit qui oppose l'Empire britannique à deux républiques afrikaners indépendantes d'Afrique du Sud, la République sud-africaine ou le Transvaal et l'État libre d'Orange. Elle se déroule du 11 octobre 1899 au 31 mai 1902. Elle tire son origine des tensions qui opposent l'Empire britannique aux descendants de colons français, néerlandais et allemands (les Boers, appelés plus tard Afrikaners) en Afrique du Sud.

Un bilan humain très lourd

De 1899 à 1902, dans l’actuelle Afrique du Sud, les hostilités causent d’innombrables destructions et de lourdes pertes humaines: 7000 à 8000 combattants boers et environ 22’000 soldats britanniques sont tués.

De nombreux civils trouvent aussi la mort des suites de maladies ou de sous-alimentation. Au cours de la guerre, 100’000 à 120’000 Boers, chassés de leur ferme, ainsi que des Africains noirs, sont regroupés, «concentrés» dans de grands camps, constitués de tentes et cernés de fils de fer barbelés. Destinés initialement à rassembler les populations civiles, ces camps deviennent rapidement de véritables lieux de détention aux conditions de vie sinistres, dans lesquels périront des milliers de personnes.

Contre vents et marées

Le CICR et de nombreuses Sociétés nationales de la Croix-Rouge proposent leur aide en envoyant sur place du personnel médical, du matériel sanitaire, des vivres et de l’argent.

Expansion de «la connaissance des principes de la Croix-Rouge»

une note optimiste

«Malgré les erreurs commises intentionnellement ou non de part et d’autre chez les belligérants de l’Afrique australe, la Convention de Genève a rendu d’immenses services.»

Ne jamais cesser d'inventer, d'innover, d'ouvrir des moments de partage …

« Nourrir la planète, énergie pour la vie »

Près d'un siècle plus tard, Rennes Métropole a participé à l'Exposition universelle de Milan de 2015 organisée autour du thème : "Nourrir la planète, énergie pour la vie".

« L'homme ne se nourrit pas que de pain »

Le pavillon du Vatican à l'Exposition universelle de Milan portait sur le thème : "L'homme ne se nourrit pas que de pain"[3]. Le pape François a rappelé l'importance de ce « thème », à condition qu’il soit toujours accompagné par la conscience des « visages » : les visages de millions de personnes qui aujourd’hui ont faim, qui aujourd’hui ne mangeront pas de façon digne d’un être humain.

Il énonce : "Je voudrais que chaque personne — à partir d’aujourd’hui — chaque personne qui viendra visiter l’Exposition universelle de Milan, en traversant ces merveilleux pavillons, puisse percevoir la présence de ces visages. Une présence cachée, mais qui en réalité doit être la véritable protagoniste de l’événement : les visages des hommes et des femmes qui ont faim, et qui tombent malades, et qui meurent même, en raison d’une alimentation trop pauvre ou nocive[4]."

Inscription des savoir-faire artisanaux et la culture de la baguette de pain à l'UNESCO

Durant des siècles, le pain était fait avec du levain, issu de la fermentation des bactéries présentes dans le blé. Mais sa fabrication était laborieuse et pénible pour les artisans.

Un travail pénible et physiquement éprouvant

Le procédé de fabrication traditionnel comprend plusieurs étapes : dosage et pesage des ingrédients, pétrissage, fermentation, division, détente, façonnage manuel, apprêt, scarification (signature du boulanger) et cuisson.

La baguette se distingue des autres pains car elle est composée de seulement quatre ingrédients (farine, eau, sel, levure et/ou levain) à partir desquels chaque boulanger obtient un produit unique. La baguette implique des savoir-faire et des techniques particuliers : elle est cuite tout au long de la journée dans de petites fournées et le résultat varie en fonction de la température et de l’hygrométrie.

Elle génère des modes de consommation et des pratiques sociales qui la différencient des autres pains : un achat journalier à l’origine de la fréquentation régulière des boulangeries ; une forme longue qui nécessite des présentoirs spécifiques. Sa croustillance et son moelleux offrent une expérience sensorielle particulière. La baguette est consommée dans différents contextes[5].