Pourquoi Pas 100Elles

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L'Opéra, alors appelé « Grand Théâtre », photographié au début du XXe siècle, avec une rame du tramway de Rennes. Le Commandant Charcot est venu une seconde fois à Rennes le 28 novembre 1926 pour y tenir une conférence intitulée "La carrière océanographique du Pourquoi-Pas ?"
Base Y (Baie de Marguerite en Antarctique nommée en l'honneur de la deuxième femme de Jean-Baptiste Charcot)
Le Pourquoi Pas ? en préparation pour une exploration fructueuse en 1910
En-tête du compte-rendu d'une conférence. Ouest-Eclair 29 nov. 1926
Reconnaissance de la Terre Adelie, le 20 Janvier 1840, nommée en l'honneur d'Adèle Pépin, pour honorer sa patience et son soutien durant les longues expéditions de son époux, l'explorateur français Jules Dumont d'Urville
Marquages ​​du méridien d'origine à l'Observatoire royal de Greenwich
Quai des ouvrières Horlogères de genève - Quai Bezanson Hugues
Pavillon Altazimuth à l'Observatoire royal de Greenwich, Londres. Ce terme est la contraction d'altitude et d'azimut. Ce type de monture permet à un instrument de se déplacer en altitude (de haut en bas, mesuré en degrés de 0° à l'horizontale à 90° lorsque l'instrument pointe vers le haut) et en azimut (de gauche à droite, mesuré en degrés de 0° au nord, en tournant dans le sens horaire à 90° est, 180° sud, 270° ouest et retour à 0° nord).
Observatoire de Greenwich, Londres, Royaume-Uni, carte postale britannique, Londres, 1910. Ce charmant petit bâtiment date de 1899. Situé à côté du planétarium Peter Harrison

Pourquoi Pas 100Elles est un projet de recensement initié en 2026 visant à sauvegarder et faire mieux reconnaître la place des femmes dans l'histoire des sciences, à l'instar du télescope astrographique Annie Maunder (AMAT) de Greenwich qui porte le nom d'Annie Maunder, astronome, astrophotographe et vulgarisatrice scientifique pionnière.

Rue Commandant Charcot à Rennes, mémoire du "Pourquoi Pas ?"

Anthropologie d'une exploration polaire qui portera ce nom

Le toponyme "Pourquoi Pas" a été choisi en référence à la rue du Pourquoi Pas où l'horlogère et exploratrice d'exception Marie Mélanie Jouet (1897-1984) passa la fin de sa vie et rend hommage au "Pourquoi-Pas ?" du Commandant Charcot (1867 - 1936). Le nom fut donné à quatre de ses bateaux (I, II, II et IV), le dernier a notamment été réalisé dans les chantiers de Saint-Malo, où il fut mis à l'eau en 1908.

Collecte d'échantillons géologiques marins étudiés par le laboratoire de géologie de la faculté des sciences de Rennes

Les campagnes du navire de Charcot, le "Pourquoi-Pas ?", notamment entre 1922 et 1928, ont permis la collecte d'échantillons géologiques marins. Ces prélèvements ont été étudiés par le laboratoire de géologie de la faculté des sciences de Rennes.

Louis Marie Bernard Dangeard (1898-1987), préparateur de géologie à la faculté des sciences de Rennes, participa à sept croisières du célèbre Pourquoi Pas ? que commandait Jean-Baptiste Charcot

Après avoir étudié à Paris, Louis Dangeard fut nommé en 1919 préparateur temporaire de géologie à la faculté des sciences de Rennes avant d’être titularisé en 1923 dans ce poste qui fut transformé en 1928 en un poste d’assistant. De 1922 à 1928, il participa à sept croisières du célèbre Pourquoi Pas ? que commandait Jean Charcot. Il étudia ainsi principalement les fonds marins de la mer du Nord, du golfe de Gascogne et de la Manche. Concentrant ses recherches sur cette dernière, il exposa dans sa thèse les résultats de ses Observations de géologie sous-marine et d’océanographie relatives à la Manche (1929).

"Tu seras médecin, mon fils", une vocation à contre-courant pour la sciences des pôles

Jean-Baptiste Étienne Auguste Charcot (1867 - 1936) est venu à Rennes le 17 mai 1912 pour exposer au Grand Théâtre,Opéra les résultats de ses recherches polaires menées à bord du Pourquoi pas ?, près de la côte Ouest de la péninsule Antarctique.


« Charcot à Rennes - La magnifique expédition du docteur Jean-Baptiste Charcot et de ses compagnons, dont la presse mondiale, au retour du « Pourquoi pas » en France, fut unanime à vanter la belle moisson d'observations recueillies sur ces régions mystérieuses du Pôle Sud va nous être racontée vendredi prochain, au Grand Théâtre par celui qui l'a dirigée.

Le récit de cette expédition de 2 ans dans les Mers Polaires, au cours de laquelle le docteur Charcot et son équipage coururent les plus grande dangers (à tel point que le bruit de la disparition de cette expédition se répandit à différentes reprises en France) sera illustré par deux cents projections prises au cours de ce voyage et un film cinématographique de 20 minutes relatant les principales phases de cette expédition, clôturera cette séance.

C'est là vraiment une manifestation à laquelle aucun de nos concitoyens ne saurait rester indifférent. »

— La Vie Rennaise
Origine : Numéro du 14 mai 1912 • Recueilli par Manu35 • 2018licence

A la disparition de son père, il laisse cours à sa passion. Et épouse la petite-fille de Victor Hugo

Mariage qui malheureusement ne survivra pas à la première expédition antarctique.

En 1893, à la disparition de son père, libéré de toute contrainte familiale, il souhaite laisser libre cours à sa passion… Il épouse en 1895 la petite-fille de Victor Hugo, Jeanne, mariage qui malheureusement ne survivra pas à la première expédition antarctique.

L'Observatoire royal de Greenwich a été créé à Londres le 22 juin 1675 sur ordre du roi Charles II Stuart, qui a en même temps créé pour son directeur le poste d'Astronome royal (Astronomer Royal). Ce dernier devait « s'appliquer avec le plus grand soin et la plus grande diligence à corriger les tables indiquant les mouvements du ciel et la position des étoiles fixes, afin de déterminer les meilleures longitudes et perfectionner l'art de la navigation.

Alors qu'il prépare l'Année Polaire Internationale, il rencontre en 1934 Paul-Emile Victor, natif de Genève, au Musée de L'homme.

Fils du célèbre neurologue Jean-Martin Charcot, le jeune Jean-Baptiste lui, est attiré par la navigation, à l'instar de nombreuses exploratrices d'exception.

Ses travaux ont pavé la voie à de nombreuses chercheuses et exploratrices modernes, perpétuant son héritage à travers des initiatives mixtes : Baie de Marguerite, Terre Adélie...

La baie de Marguerite est une baie de l'ouest de la péninsule Antarctique. Elle est délimitée par l'île Adélaïde au nord, la barrière de Wordie, le détroit de George VI et l'île Alexandre-Ier au sud et la côte de Fallieres à l'est.

La baie fut nommée lors de la Seconde expédition Charcot (1908-1910) de Jean-Baptiste Charcot en l'honneur de sa femme.

La terre Adélie est une région côtière d'Antarctique oriental découverte en 1840 par l'explorateur français Jules Dumont d'Urville au sud de l'Australie. Depuis 1956, elle abrite la base antarctique française de Dumont-d'Urville, initialement construite pour l'Année géophysique internationale (1957-1958) mais occupée depuis de façon permanente. Elle est rattachée au fuseau horaire UTC+10:00.

La France revendique, de la côte au pôle Sud et entre 136 et 142° de longitude, un secteur dont la superficie est débattue et qui constitue, sous ce même nom de terre Adélie, l'un des cinq districts des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Cette revendication n'est pas reconnue par certains pays dont les États-Unis et la Russie. Le traité de l'Antarctique, entré en vigueur en 1961 et dont la France est partie, encadre en partie la souveraineté française sur cette terre.

La Terre Adélie, en Antarctique, doit son nom à l'explorateur français Jules Dumont d'Urville. En janvier 1840, il baptise ce territoire en hommage à son épouse, Adèle Pépin, pour honorer sa patience et son soutien durant ses longues expéditions.

Découverte : Le 20/21 janvier 1840, Dumont d'Urville découvre cette côte antarctique lors de son expédition à bord des navires l'Astrolabe et la Zélée.

La Bourse de l'exploration : La Bourse de l'exploration Paul-Émile Victor encourage la nouvelle génération, incluant des exploratrices, à relier sciences, nature et société.

Le « Quai des ouvrières Horlogères » est une plaque commémorative installée en 2019 dans le cadre du projet 100elles sur le Quai Bezanson-Hugues à Genève. Elle rend hommage aux femmes artisanes qui ont joué un rôle crucial, bien que souvent invisibilisé, dans le développement de l'industrie horlogère et de l'histoire des sciences plus largement.

L'expérience de la rade de Genève

L’avenue Ruth Bösiger ? La rue Grisélidis Réal ? Ou le boulevard des Trente Immortelles de Genève ? Si ces noms ne vous disent rien, c’est parce que ces rues n’existent pas. Ou pas encore... À Genève, l'Escouade a fait surgir cent femmes du passé où elles avaient été enfouies, en installant de nouveaux noms de rues dans la ville. Le livre 100Elles constitue le recueil de ces cent portraits illustrés.

Cent biographies de femmes ayant marqué l'histoire du VIe au XXe siècle pour lutter contre l'effacement des figures féminines de la mémoire collective et les mécanismes patriarcaux de l’historiographie. L'histoire du « Quai des ouvrières Horlogères »

Le « Quai des ouvrières Horlogères » est une plaque de rue symbolique installée en 2019 à Genève (sur le quai Bezanson-Hugues) dans le cadre du projet 100Elles. Elle rend hommage aux femmes artisanes qui ont été fondamentales au développement de l'industrie horlogère genevoise, souvent dans l'ombre des maîtres horlogers, notamment au XVIIIe et XIXe siècles.

Fils du célèbre neurologue Jean-Martin Charcot, le jeune Jean-Baptiste fut attiré par la navigation, à l'instar de nombreuses exploratrices d'exception.

Louise de Keroual et les premières horloges (chronomètres de marine)

A l'origine, le métier d'orloger sans H était destiné au réglage des canons (le dernier argument des rois - en latin Ultima ratio regum).

Espionne du roi Louis XIV et maîtresse du roi anglais Charles II Stuart, Louise de Keroual (originaire de Guilers) a attiré l'attention sur les travaux et les instruments de l'Observatoire royal de Paris dirigé par le grand Cassini, visant à une mesure plus fiable de la longitude pour la navigation en haute mer. Historiquement, les avancées horlogères et la marine sont liées. L’apparition des premières horloges maritimes, qui conservaient la mesure du temps même sur un navire en mouvement, fut une révolution. Jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, la navigation en haute mer sans repères était périlleuse. La longitude imposait de connaître l'heure réelle précise.

Extension de l'inscription UNESCO des savoir-faire horlogers à un périmètre transmanche

A l’échelle de l’arc horloger transmanche, plusieurs horlogères de renom sont tombées dans l’oubli : Anne-Marie Dolon, Marie Mélanie Jouet, Emilienne Gallerand, Madeleine Georgette Juguin…

Espionne du roi Louis XIV et maîtresse du roi anglais Charles II Stuart, Louise de Keroual (originaire de Guilers) a attiré l'attention sur les travaux et les instruments de l'Observatoire royal de Paris dirigé par le grand Cassini, visant à une mesure plus fiable de la longitude pour la navigation en haute mer.

Cette information a conduit le roi d’Angleterre à engager la construction de l'Observatoire royal de Greenwich, dont l'inscription à l'UNESCO symbolise aujourd'hui les efforts artistiques et scientifiques des XVIIe et XVIIIe siècles.

Historiquement, les avancées horlogères et la marine sont liées. L’apparition des premières horloges maritimes, qui conservaient la mesure du temps même sur un navire en mouvement, fut une révolution. Jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, la navigation en haute mer sans repères était périlleuse. La longitude imposait de connaître l'heure réelle précise.

Par son talent diplomatique, Louise de Keroual a favorisé l'ouverture de l'horlogerie et la mesure du temps (quête de la longitude) dans l'engrenage de la navigation en mer et dont la Grande Rue des Stuarts célèbre encore aujourd'hui l'importance pour le développement des techniques horlogères.

En 1684, Louis XIV, à la demande de Charles II qui avait fait valoir que cette terre avait appartenu à ses ancêtres les Stuarts, avait honoré Louise de Keroual du titre de duchesse d'Aubigny.