Promenade Danielle Casanova

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La Promenade Danielle Casanova Wikipedia-logo-v2.svg a été dénommée par délibération du conseil municipal du 20 mars 2017 en hommage à Danielle Casanova résistante morte en déportation à Auschwitz-Birkeneau (1909 – 1943) [1].

Qui est-elle?

Danielle Casanova (1909-1943)[2]

Vincentella Périni est née le 9 Février 1909, à Ajaccio (Corse), dans une famille de cinq enfants, de parents instituteurs. Dans une famille "républicaine" qui devient sympathisante du Parti Communiste Français Wikipedia-logo-v2.svg. Après l'école primaire et secondaire à Ajaccio, Danielle part sur le continent au collège de Le Luc, dans le Var, puis au Lycée de Marseille. Après de brèves études préparatoires, elle s'oriente vers l'école dentaire, de Paris.


Fin 1927, à 18 ans, elle arrive à Paris, chez son frère journaliste, pour poursuivre ses études. Elle adhère rapidement à l'Union Fédérale des Étudiants Wikipedia-logo-v2.svg (U.F.E.), une organisation étudiante de gauche, dont elle devient la responsable de la section dentaire. Tout en poursuivant ses études, elle exerce son métier dans un petit cabinet dentaire. En 1928, celle qui qui se fait appeler désormais Danielle Périni adhère au Mouvement de la Jeunesse Communiste et commence une carrière politique. Membre du bureau régional de la région parisienne, elle rejoint le Comité central. Elle y rencontre un militant, du cercle d'étudiants corses, Laurent Casanova, étudiant en droit, qu'elle épouse le 12 décembre 1933. En février 1934, elle est la seule femme élue au comité central de la Jeunesse communiste.

Tout en poursuivant son activité de chirurgien-dentiste, elle poursuit son activité politique. Danielle Casanova est chargée, avec Marie-Claude Vaillant-Couturier Wikipedia-logo-v2.svg, de fonder l'Union des jeunes filles de France, à laquelle va adhérer Charlotte Delbo Wikipedia-logo-v2.svg, leur future compagne de captivité. Tandis que Laurent Casanova est devenu secrétaire de Maurice Thorez Wikipedia-logo-v2.svg, Danielle, en 1936, devient secrétaire générale de l'Union des jeunes filles en France, qui participe au Comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme. Elle organise des actions humanitaires pour les républicains espagnols, suite à la guerre civile en Espagne Wikipedia-logo-v2.svg.

En septembre 1939, le PCF est interdit, Danielle Casanova entre dans la clandestinité. Elle dirige la Voix des femmes, l'action des femmes contre l'occupant et forme les premiers noyaux qui donneront naissance à l'Union des Femmes Françaises. Elle joue un rôle important au Front national universitaire. Son mari est prisonnier de guerre. Avant l'entrée de l'occupant dans la capitale, avec une camarade, elle sauve les archives du Parti. Danielle s'occupe ensuite de l'édition clandestine du journal "l'Avant-Garde". En 1941, elle lance le n°1 du bulletin "le trait d'union des familles de prisonniers de guerre", qui va paraître jusqu'en 1944.

Membre du "groupe Politzer", elle y côtoie, Charlotte Delbo[3] et Marie-Claude Vaillant-Couturier[4]. Le 15 Février 1942, Danielle est arrêtée, par les Brigades spéciales, lors d'une filature alors qu'elle vient ravitailler dans leur planque, Georges Politzer et sa femme Maï.

De la prison de la Santé elle passe au fort de Romainville, puis elle est déportée "NN", à Auschwitz-Birkenau, dans le convoi des "31 000", avec Charlotte Delbo, Marie-Claude Vaillant Couturier, Marie et Simone Alizon[5]. Sur les 230 femmes, seules, 49 d'entre-elles reviendront.

En avril 1943, le typhus fait des ravages dans le camp, de trois cent à cinq cent détenues meurent par jour.

Début mai 1943, malgré sa vaccination contre la maladie, Danielle Casanova est prise de violente fièvre. Le 9 Mai 1943, elle décède du typhus.

Elle est décorée de la Légion d'Honneur à titre posthume.

Son mari, Laurent Casanova Wikipedia-logo-v2.svg, va être élu et devenir ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre dans les gouvernements provisoires de Félix Gouin Wikipedia-logo-v2.svg et de Georges Bidault Wikipedia-logo-v2.svg du 26 janvier au 8 juillet 1946.

Épargnée par sa profession de dentiste

Arrivée à Birkenau, au moment où les détenues doivent se déshabiller, être tondues et tatouées, un SS demande s'il y a une dentiste. La dentiste qui était alors en fonction est décédée du typhus. Danielle Casanova, matricule 31655, se désigne. Elle passe immédiatement à l'immatriculation. On l'installe aussitôt dans son cabinet dentaire. Seuls peuvent se faire soigner, les kapos, les chefs de travail et les prisonnières privilégiées. Danielle Casanova reste proche de ses camarades qui ne font pas partie de celles-ci. Elle se retrouve malgré elle dans une situation exceptionnelle : pas d'appel, pas de travail en dehors, pas de corvées, pas de coups.
Elle cherche à placer dans des conditions moins atroces les camarades de son convoi. Dès le début, elle arrive à faire admettre comme médecin, Maï Politzer Wikipedia-logo-v2.svg, douze autres sont prises comme infirmières et deux comme couturières. Elle apporte aux autres des suppléments de nourriture, des couvertures, des médicaments, etc. Le soir lorsqu'elle le peut, elle se faufile au block 26, où se trouvent ses camarades pour les soigner.

Liens internes

Liens externes

Sur la carte

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Notes et références

  1. à partir de la notice rédigée par Joël David, chargé d'odonymie à la Ville de Rennes, Rennes Métropole
  2. Wikipédia
  3. Promenade Charlotte Delbo
  4. Jardin Marie-Claude Vaillant-Couturier
  5. Rue Marie et Simone Alizon

Projet porté par Joël David Chargé d'odonymie à la Ville de Rennes

Propos recueilli par Elisa Triquet Médiatrice numérique