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Rue Hoche

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Descendant la rue Hoche, un habitué de l'hôtel des ventes, situé alors de l'autre côté de la rue: l'ombre de la tête du photographe en bas à gauche, et deux passants qui se retournent, étonnés. Le 18 novembre 1895 par Etienne Maignen, commissaire-priseur

La rue Hoche est une voie sud-nord située dans le quartier 1: Centre, allant de la place du Parlement à la place Hoche.

La Rue Hoche. E. Mary-Rousselière 1166, voyagé 1909. Coll. YRG et AmR 44Z1845 (du nord vers le sud)
Vers 1900, le magasin au n°18 rue Hoche : Beurres fins de Bretagne

La rue était coupée entre les n°5 et n°14 par le mur de la deuxième enceinte. La poterne Saint-François y fut percée en 1667; on y montait par un escalier de plusieurs marches à cause de la différence de niveaux. La rue fut nivelée en 1722 et la poterne transformée en porte. Deux escaliers de six pieds de large conduisaient sur le rempart. La partie de la rue allant de la rue des Fossés à la place Hoche ne date que de la fin du 19e siècle et traverse les terrains de l'ancien couvent de la Visitation. La partie sud, descendant la rue des Fossés à la place du Parlement fut percée au commencement du 17e siècle, lors de la construction du Palais qu'elle longe sur son côté ouest. Elle s'appela jusqu'en 1888 rue Saint-François, du nom du couvent des Franciscains Cordeliers déjà amputé lors du percement de la rue Victor Hugo en 1829[1]. On donna à la voie le nom de rue Hoche pour se remémorer la tentative d'assassinat au pistolet sur le général français, qui eut lieu.

Le bel alignement de la rue Hoche (du sud vers le nord)

Elle fait référence à :

Louis Lazare Hoche

général français de la Révolution et de la Chouannerie ayant subit une tentative d'assassinat Wikipedia-logo-v2.svg à Rennes

(24 juin 1768, Versailles - 19 septembre 1797, Wetzlar, Hesse, Allemagne)

À partir de septembre 1794, Hoche est nommé commandant en chef successivement de l'armée des côtes de Cherbourg, des armées des côtes de Cherbourg et des côtes de Brest réunies, de l'armée des côtes de Brest seule, de l'armée de l'Ouest. Le 5 janvier 1796, il devient chef de l'armée des côtes de l'Océan, formée par la réunion des trois armées de l'Ouest, des côtes de Brest et des côtes de Cherbourg, pour pacifier l'Ouest de la France (Vendée et Bretagne). Il rétablit la discipline, adopte une tactique efficace contre la guérilla des Blancs par la mise en place de camps et d'unités mobiles, et signe le traité de La Jaunaye, près de Nantes, le 17 février 1795 avec Charette, chef des Vendéens. Il adopte vis-à-vis des royalistes une politique modérée de pacification.

Du côté chouan, il signe, sans y croire, le traité de la Mabilais, une éphémère pacification, au manoir de la Mabilais à Rennes le 20 avril 1795. Hoche achève alors le désarmement de la Vendée militaire, et la pacification est officiellement proclamée le 15 juillet.

Le 16 juillet 1796, un message du Directoire ayant annoncé au Conseil la pacification de la Vendée, les représentants de la nation proclamèrent solennellement, par un décret, que Hoche et son armée avaient bien mérité les honneurs de la patrie. Malgré tout, Hoche subit deux tentatives d'assassinat : on essaye d'abord de l'empoisonner puis le 17 octobre 1796, il sort du théâtre de Rennes situé rue de la Poulaillerie à Rennes où l’on avait donné Charles IX, de Marie-Joseph Chénier et rentre à son hôtel vers 9 heures du soir, quand dans la rue de Fougères un ouvrier de l'arsenal[2] tire sur lui un coup de pistolet mais le manque.


« Moriau sort du théâtre, se dirige vers la place Saint-Melaine et s'embusque dans l'encoignure d'un bâtiment proche du quartier général militaire, dans l'attente de sa future victime. Il fait nuit noire, ce soir d'octobre. Quelques instants plus tard, Hoche arrive en compagnie de deux officiers de son armée. Au moment où le groupe parvient à sa hauteur, Moriau lâche un coup de pistolet, mais n'atteint personne. Les deux balles s'écrasent sur le mur d'une maison opposée. »

— Inconnu
Origine : "1796 : Attentat contre Hoche", article publié en 2007 sur Bretagne.com[3] • Recueilli par Manu35 • 2024licence

Le meurtrier est incarcéré ; cependant Hoche ordonne qu'on prît soin de sa femme et de ses enfants. L’instigateur de ce coup était un Charles Maloubier, dit Martial, adjudant de Fortuné Guyon, comte de Rochecotte. Maloubier, Le 27 brumaire an V, faillit s'évader de la prison de Rennes où il était détenu et en conséquence il fut transféré à Laval, où il est en compagnie de l'assassin, Emeriau, et de deux femmes : la veuve Potain, logeuse à Rennes, et Adélaïde-Marie-Clotilde Lecointe de Lagrave, âgée de vingt-quatre ans, habitant Paris, qui l'avait suivi de Paris à Rennes. Les deux hommes réussiront à s’évader de la prison de Laval. [4]

Le nom de Hoche est également donné à une place bien connue de Rennes.

Sur la carte

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Références

Lien externe

Un article qui révèle l'aspect harmonieux de la rue: http://www.rennes-infos-autrement.fr/rue-hoche-lune-des-plus-harmonieuses/


Pour déambuler dans les rues de Rennes, son histoire et la Collection YRG, cliquer ici 309 ou ici 211

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