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Rue Jean-Louis Crémieux-Brilhac

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La rue Jean-Louis Crémieux-Brilhac se situe dans le quartier 9 : Cleunay - Arsenal - Redon, en plein coeur d'un quadrilatère formé par la rue Postuminus au nord, le boulevard Saint-Conwoïon à l'est, le boulevard de Guines au sud, et la rue d'Inkermann à l'ouest, sur le site de l'ancienne caserne de Guines remanié à partir de 2020. Cette voie fut dénommée par délibération du conseil municipal de la Ville de Rennes le 21 janvier 2019[1].

Cette voie rend hommage à Jean-Louis Crémieux-Brilhac, figure de la Résistance (1917 - 2015).

Jean-Louis Crémieux est né à Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Il est étudiant en lettres et en histoire à la Sorbonne. Mobilisé en septembre 1939 et promu aspirant en janvier 1940, il est affecté en mai 1940 à l’extrémité de la ligne Maginot, entre Longwy et Longuyon, en Meurthe-et-Moselle. Défendant le passage de la Marne, il est fait prisonnier le 11 juin 1940 dans l’Aisne et envoyé en captivité en Poméranie.

Il parvient à s’évader le 4 janvier 1941 et passe la frontière germano-lituanienne le 6 janvier, avant d’être arrêté par des soldats russes et conduit dans les prisons de Kaunas, Loubianka, Bourtiki, puis au camp de Kozielsk. Après l’invasion de l’URSS le 22 juin 1941, Jean-Louis Crémieux fait partie des 186 évadés français qui demandent à rallier Londres et s’embarquent en août 1941. Engagé dan les FFL, il est affecté au commissariat à l’Intérieur et chargé en particulier de préparer les émissions de radio Londres[2].

Le 9 septembre 1941, il s’engage dans les Forces françaises libres (FFL) et devient Jean Brilhac, du nom de la rue qui l’a abrité à Rennes au printemps 1940 (ils se marient le 20 mars 1940 avec son épouse Monique, ndlr)[3]. En effet, il a vécu avec son épouse quelques temps à Rennes, rue de Brilhac, alors qu'il faisait une formation militaire à Saint-Cyr-Coëtquidan et qu'il était chef de section d’une unité de Bretons[4]. En 2013, Jean-Louis Crémieux-Brilhac était d'ailleurs venu à Rennes témoigner de son engagement de Résistant et de Français Libre[5]. Il n'avait pas manqué de s'arrêter dans la rue de Brilhac, située en haut de la place de la mairie, côté place du Parlement[6].

Il est considéré comme un des plus grands historiens de la France libre.

Jean-Louis Crémieux-Brilhac décède à Paris le 8 avril 2015.

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Note et références