Rue Noël Blayau

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La rue Noël Blayau se situe dans le quartier 9 : Cleunay - Arsenal - Redon entre le boulevard Voltaire et la rue de la Mabilais. Cette voie fut dénommée par délibération du Conseil Municipal de la Ville de Rennes le 2 mai 1995 puis prolongée par délibération du Conseil Municipal de la Ville de Rennes le 5 février 2001[1].

Cette voie rend hommage à Noël Blayau, universitaire historien (1925 - 1971)

Un article du magazine "Place Publique"[2] nous expose le destin de la famille Blayau, au travers Louis, le grand-père, Pierre, son petit-fils, et donc Noël, son fils :

«  Noël Blayau, l’universitaire

Si Pierre Blayau évolue pour l’essentiel dans les sphères parisiennes où se forgent les décisions économiques stratégiques, son itinéraire dévoile un ancrage familial rennais, symbolisé par la figure intellectuelle de son père, Noël Blayau.

Né le 5 janvier 1925 à Quimper, Noël Blayau effectue ses études au lycée La Tour d’Auvergne à Quimper, avant d’intégrer la khâgne du lycée Chateaubriand. Étudiant en histoire à la Faculté des lettres de Rennes, il appartient à cette génération étudiante numériquement et socialement étroite, qui découvre et pratique l’espace rennais. Le pôle universitaire s’apparente à un centre attractif qui domine les périphéries régionales. Typique du profil des étudiants bretons bien avant la démocratisation et la massification de l’enseignement supérieur (années 1960-1970), Noël Blayau fréquente la faculté des lettres, place Hoche, dans le Rennes de l’après 1945. S’ouvre alors un temps de l’engagement militant pour le père de Pierre Blayau. Président de l’Association générale des étudiants de Rennes (AGER) en 1947 puis vice-président de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), il appartient à la tendance minoritaire et de gauche de l’UNEF. En cette période de grand rafraîchissement des relations internationales, ces réseaux militants s’opposent frontalement à la majorité corporatiste et de droite qui domine les milieux syndicaux rennais. Mais ses engagements militants ne se poursuivent pas au-delà de la fin des années 1940, une fois réalisée la déconnexion avec les sociabilités estudiantines rennaises. Au contraire, un Michel Denis ou un Jean Mounier, parmi ses successeurs à l’AGER, de leurs responsabilités à l’UNEF jusqu’à la présidence de l’Université, contribuent à faire évoluer politiquement le lien singulier qui se noue entre la cité et l’espace universitaire. Un phénomène déterminant pour comprendre la rupture politique des municipales de 1977.

Un historien reconnu

Les temps de la vie familiale et professionnelle éloignent Noël Blayau de Rennes pour plus d’une décennie. En 1949, il épouse Renée Collin (1928- 2014), agent d’assurances. Surveillant d’externat puis adjoint d’enseignement, il travaille successivement à Guingamp, Saint-Brieuc et Laval. Noël Blayau devient professeur certifié en histoire au collège de Redon, avant d’enseigner à l’École Normale de Laval. En 1961, il est reçu à l’agrégation d’histoire, faisant son retour au lycée Chateaubriand, en hypokhâgne puis en khâgne. Quelques années plus tard, son fils, Pierre Blayau y passe ses années de lycée puis intègre cette classe préparatoire littéraire. En 1964, il rejoint la faculté des lettres, devenant maître assistant en 1967.

Fils d’un directeur d’école, il achève sa carrière comme universitaire, reconnu dans son domaine de spécialité. En 1967, il soutient sa thèse de troisième cycle sur le Second Empire, s’intéressant à Billault, ministre de Napoléon III d’après ses papiers personnels (1805-1863), avant d’entamer une thèse d’État sur l’évolution politique et religieuse de l’Ille-et-Vilaine de 1902 à 1940, qui demeure inachevée.

Secrétaire de l’Association régionale des professeurs d’histoire-géographie (ARPHG) à partir de 1968, il devient en 1970 l’un des directeurs du Centre pédagogique régional (CPR) de l’académie de Rennes, succédant au géographe André Meynier[3]. Une rue de Rennes, dans le quartier de l’Arsenal, porte désormais le nom de Noël Blayau. »

— François Prigent, dans Place Publique
Origine : Numéro 40, mars-avril 2016 • Recueilli par Manu35 • 2018licence

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