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Marie-Louise Charpentier part aussitôt avec la grand-mère chercher les jeunes enfants : Catherine, trois ans, et Raymond, deux ans. Ayant des contacts avec la Résistance, elle les emmène chez un ami à la campagne, à une quinzaine de kilomètres de Rennes, où ils restent un mois environ. Il avait accepté de les loger provisoirement, à condition que Marie-Louise s'occupât de tout. Son frère apporte la nourriture, aidé par deux amis. | Marie-Louise Charpentier part aussitôt avec la grand-mère chercher les jeunes enfants : Catherine, trois ans, et Raymond, deux ans. Ayant des contacts avec la Résistance, elle les emmène chez un ami à la campagne, à une quinzaine de kilomètres de Rennes, où ils restent un mois environ. Il avait accepté de les loger provisoirement, à condition que Marie-Louise s'occupât de tout. Son frère apporte la nourriture, aidé par deux amis. | ||
En solution plus durable et plus sûre, elle envoie la dame âgée se faisant passer pour sourde et ses petits-enfants chez des amis résistants à Paris, en novembre 1943, accompagnés de deux jeunes désirant rejoindre les forces du général de Gaulle en Afrique du Nord. « Les cinq lapins sont bien arrivés » dit un télégramme. La grand-mère et les deux enfants sont ensuite emmenés, par un réseau clandestin, pour rejoindre des parents dans l'Aveyron. Le grand-père, Fishel Engelstein, mourut dans le train vers Auschwitz. La grand-mère et les enfants survécurent. La grand-mère et ses deux petits-enfants apprendront plus tard le funeste destin de leur grand-père. Après la guerre, Béatrice, rescapée de Bergen-Belsen, retrouva son mari Joseph et ses enfants, et vint remercier leur bienfaitrice mais elle décéda cinq ans après, épuisée physiquement et moralement<ref>Ouest-France, 27 janv. 2015</ref>. | En solution plus durable et plus sûre, elle envoie la dame âgée se faisant passer pour sourde et ses petits-enfants chez des amis résistants à Paris, en novembre 1943, accompagnés de deux jeunes désirant rejoindre les forces du général de Gaulle en Afrique du Nord. « Les cinq lapins sont bien arrivés » dit un télégramme. La grand-mère et les deux enfants sont ensuite emmenés, par un réseau clandestin, pour rejoindre des parents dans l'Aveyron. Marie-Louise apprit que la Gestapo de Rennes était revenue au domicile des Engelstein pour chercher la grand-mère et les deux petits. Le grand-père, Fishel Engelstein, mourut dans le train vers Auschwitz. La grand-mère et les enfants survécurent. La grand-mère et ses deux petits-enfants apprendront plus tard le funeste destin de leur grand-père. Après la guerre, Béatrice, rescapée de Bergen-Belsen, retrouva son mari Joseph et ses enfants, et vint remercier leur bienfaitrice mais elle décéda cinq ans après, épuisée physiquement et moralement<ref>Ouest-France, 27 janv. 2015</ref>. <ref>http://memoiredeguerre.free.fr/biogr/charpentier-marie-louise.htm </ref> | ||
En 1989, Marie-Louise Charpentier eut la grande joie de rencontrer Catherine, la petite fille qu'elle avait sauvée. | En 1989, Marie-Louise Charpentier eut la grande joie de rencontrer Catherine, la petite fille qu'elle avait sauvée. | ||
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