« La Rennaise, « Juste parmi les nations » » : différence entre les versions

De WikiRennes
Aller à la navigationAller à la recherche
aucun résumé des modifications
Aucun résumé des modifications
Aucun résumé des modifications
Ligne 12 : Ligne 12 :


Marie-Louise Charpentier part aussitôt avec la grand-mère chercher les jeunes enfants : Catherine, trois ans, et Raymond, deux ans. Ayant des contacts avec la Résistance, elle les emmène chez un ami à la campagne, à une quinzaine de kilomètres de Rennes, où ils restent un mois environ. Il avait accepté de les loger provisoirement, à condition que Marie-Louise s'occupât de tout. Son frère apporte la nourriture, aidé par deux amis.
Marie-Louise Charpentier part aussitôt avec la grand-mère chercher les jeunes enfants : Catherine, trois ans, et Raymond, deux ans. Ayant des contacts avec la Résistance, elle les emmène chez un ami à la campagne, à une quinzaine de kilomètres de Rennes, où ils restent un mois environ. Il avait accepté de les loger provisoirement, à condition que Marie-Louise s'occupât de tout. Son frère apporte la nourriture, aidé par deux amis.
En solution plus durable et plus sûre, elle envoie la dame âgée se faisant passer pour sourde et ses petits-enfants chez des amis résistants à Paris, en novembre 1943, accompagnés de deux jeunes désirant rejoindre les forces du général de Gaulle en Afrique du Nord. « Les cinq lapins sont bien arrivés » dit un télégramme. La grand-mère et les deux enfants sont ensuite emmenés, par un réseau clandestin, pour rejoindre des parents dans l'Aveyron. Le grand-père, Fishel Engelstein, mourut dans le train vers Auschwitz. La grand-mère et les enfants survécurent. La grand-mère et ses deux petits-enfants apprendront plus tard le funeste destin de leur grand-père. Après la guerre, Béatrice, rescapée de Bergen-Belsen, retrouva son mari Joseph et ses enfants, et vint remercier leur bienfaitrice mais elle décéda cinq ans après, épuisée physiquement et moralement<ref>Ouest-France, 27 janv. 2015</ref>.
En solution plus durable et plus sûre, elle envoie la dame âgée se faisant passer pour sourde et ses petits-enfants chez des amis résistants à Paris, en novembre 1943, accompagnés de deux jeunes désirant rejoindre les forces du général de Gaulle en Afrique du Nord. « Les cinq lapins sont bien arrivés » dit un télégramme. La grand-mère et les deux enfants sont ensuite emmenés, par un réseau clandestin, pour rejoindre des parents dans l'Aveyron. Marie-Louise  apprit que la Gestapo de Rennes était revenue au domicile des Engelstein pour chercher la grand-mère et les deux petits.  Le grand-père, Fishel Engelstein, mourut dans le train vers Auschwitz. La grand-mère et les enfants survécurent. La grand-mère et ses deux petits-enfants apprendront plus tard le funeste destin de leur grand-père. Après la guerre, Béatrice, rescapée de Bergen-Belsen, retrouva son mari Joseph et ses enfants, et vint remercier leur bienfaitrice mais elle décéda cinq ans après, épuisée physiquement et moralement<ref>Ouest-France, 27 janv. 2015</ref>. <ref>http://memoiredeguerre.free.fr/biogr/charpentier-marie-louise.htm </ref> 


En 1989, Marie-Louise Charpentier eut la grande joie de rencontrer Catherine, la petite fille qu'elle avait sauvée.
En 1989, Marie-Louise Charpentier eut la grande joie de rencontrer Catherine, la petite fille qu'elle avait sauvée.
26 981

modifications

Menu de navigation