« Herbert Raymond Bachant, libérateur » : différence entre les versions

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Pour complaire aux photographes des média, elle plaça les petites Janet Lee, Nancy Sue et Karen Ann ensemble sur un confortable fauteuil rembourré.  
Pour complaire aux photographes des média, elle plaça les petites Janet Lee, Nancy Sue et Karen Ann ensemble sur un confortable fauteuil rembourré.  
Une photographie de l’''Associated Press'' du 27 avril 1944 présente un Herbert Bachant radieux montrant à des copains, lors de manœuvres de pré-invasion en Angleterre, une photo de sa femme et des nouveau-nées. Ceux-ci organisèrent entre eux un défilé militaire pour fêter "l'heureux papa".
Une photographie de l’''Associated Press'' du 27 avril 1944 présente un Herbert Bachant radieux montrant à des copains, lors de manœuvres de pré-invasion en Angleterre, une photo de sa femme et des nouveau-nées. Ceux-ci organisèrent entre eux un défilé militaire pour fêter "l'heureux papa".
=== Il faut sauver le soldat Bachant... mais il est mort au combat à St-Grégoire <ref> [[Le combat du 1er août 1944 à Maison Blanche]]</ref> ===
=== Il faut sauver le soldat Bachant... mais il est mort au combat à Saint-Grégoire   ===
[[Fichier:Telegramme.jpg|250px|right|thumb|
[[Fichier:Telegramme.jpg|250px|right|thumb|
"Le secrétaire d'état à la guerre me demande de vous assurer de sa profonde sympathie dans la perte de votre mari, le première classe Herbert R Bachant d'abord porté manquant en opération, rapport ayant été maintenant reçu ici de sa mort au combat le Ier août en France. Lettre suit"]]
"Le secrétaire d'état à la guerre me demande de vous assurer de sa profonde sympathie dans la perte de votre mari, le première classe Herbert R Bachant d'abord porté manquant en opération, rapport ayant été maintenant reçu ici de sa mort au combat le Ier août en France. Lettre suit"]]
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En 2003 ses trois filles vinrent en France, au mémorial Patton à Avranches, ville à la libération de laquelle leur père avait contribué la veille de sa mort, et au cimetière de Saint-James, où son corps ainsi que ceux de deux de ses camarades disloqués avaient été inhumés ensemble, là où elles pensaient qu'il avait été tué. Le contact fut établi avec elles par Étienne Maignen, historien local qui, après la publication d'un ouvrage sur la guerre à Rennes, poursuivait des recherches sur cette période et put, à partir d'un journal du New Jersey annonçant le décès de leur mère, de fil en aiguille via Internet, retrouver les traces de l'une d'elles et les informer des circonstances du décès de leur père au combat de Maison Blanche. Elles vinrent à Saint-Grégoire et Rennes en août 2014 pour le 70e anniversaire de la [[Libération de Rennes]] et purent ainsi faire le trajet Maison-Blanche - Rennes  le 4 août, à bord d'un semi-chenillé identique à celui sur lequel était leur père lorsqu'il fut tué le 1er août, sorte de revanche posthume sur le destin qui leur permit de boucler la boucle en sa mémoire. Sur place, Me Chasle, témoin du combat, 23 ans à l'époque, leur présenta les lieux du combat. Le maire de Saint-Grégoire, au cours d'une émouvante rencontre avec les Grégoriens au centre de la Forge, leur remit la médaille de citoyen d'honneur de la ville. Le combat de Maison Blanche est relaté dans le Bulletin et mémoires de la SAHIV de 2016. <ref> ''Premier août 1944, coup de frein à la libération de Rennes : une incroyable rencontre'' ,p. 287 à 312. Étienne Maignen </ref>
En 2003 ses trois filles vinrent en France, au mémorial Patton à Avranches, ville à la libération de laquelle leur père avait contribué la veille de sa mort, et au cimetière de Saint-James, où son corps ainsi que ceux de deux de ses camarades disloqués avaient été inhumés ensemble, là où elles pensaient qu'il avait été tué. Le contact fut établi avec elles par Étienne Maignen, historien local qui, après la publication d'un ouvrage sur la guerre à Rennes, poursuivait des recherches sur cette période et put, à partir d'un journal du New Jersey annonçant le décès de leur mère, de fil en aiguille via Internet, retrouver les traces de l'une d'elles et les informer des circonstances du décès de leur père au combat de Maison Blanche. Elles vinrent à Saint-Grégoire et Rennes en août 2014 pour le 70e anniversaire de la [[Libération de Rennes]] et purent ainsi faire le trajet Maison-Blanche - Rennes  le 4 août, à bord d'un semi-chenillé identique à celui sur lequel était leur père lorsqu'il fut tué le 1er août, sorte de revanche posthume sur le destin qui leur permit de boucler la boucle en sa mémoire. Sur place, Me Chasle, témoin du combat, 23 ans à l'époque, leur présenta les lieux du combat. Le maire de Saint-Grégoire, au cours d'une émouvante rencontre avec les Grégoriens au centre de la Forge, leur remit la médaille de citoyen d'honneur de la ville. Le combat de Maison Blanche est relaté dans le Bulletin et mémoires de la SAHIV de 2016. <ref> ''Premier août 1944, coup de frein à la libération de Rennes : une incroyable rencontre'', Bulletin et mémoires t.CXX p. 287 à 312. Étienne Maignen - 2016 </ref>


En août 2024, elles sont revenues à Saint-Grégoire et à Rennes, accompagnées d'enfants et petits-enfants, descendants de Herbert, pour la commémoration du 80e anniversaire de la Libération, en tant que symboles des familles de tous les GI morts au combat pour la libération de Rennes.
En août 2024, elles sont revenues à Saint-Grégoire et à Rennes, accompagnées d'enfants et petits-enfants, descendants de Herbert, pour la commémoration du 80e anniversaire de la Libération, en tant que symboles des familles de tous les GI morts au combat pour la libération de Rennes.
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