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Selon une "enquête civile du 22 juin 1730" faite par le Consulat de Rennes, les meubles du Sieur de la Touche Leboust seront vendus à la porte de son domicile et non ailleurs selon quatre arguments dont le premier est ''parce que la place St. Anne est occupée par un nombre infiny de harnois chargés de bois à mairain et à chaufage, pailles et autres denrée.''. Selon une pièce du 31 août, il habite près de la rue de l'Entonnoir (Toussaint). Par ailleurs, la décennie a connu plusieurs litiges dans lesquels un marchand de bois est impliqué, en particulier du côté de Livré, Dourdain, Saint Aubin du Cormier... Suites de l'incendie de 1720... ainsi qu'ensuite deux marchands de ''pierre de grain'' (granit)<ref>Source : Archives d'Ille et Vilaine, 10 B 64.</ref>. | Selon une "enquête civile du 22 juin 1730" faite par le Consulat de Rennes, les meubles du Sieur de la Touche Leboust seront vendus à la porte de son domicile et non ailleurs selon quatre arguments dont le premier est ''parce que la place St. Anne est occupée par un nombre infiny de harnois chargés de bois à mairain et à chaufage, pailles et autres denrée.''. Selon une pièce du 31 août, il habite près de la rue de l'Entonnoir (Toussaint). Par ailleurs, la décennie a connu plusieurs litiges dans lesquels un marchand de bois est impliqué, en particulier du côté de Livré, Dourdain, Saint Aubin du Cormier... Suites de l'incendie de 1720... ainsi qu'ensuite deux marchands de ''pierre de grain'' (granit)<ref>Source : Archives d'Ille et Vilaine, 10 B 64.</ref>. | ||
Une autre enquête, le 8 mai 1731, précise que le bois est en vente sur la place même : ''Enqueste et informations faitte d'authorité de la juridiction royalle du Consulat de Rennes à requeste du Sieur Picard marchand... contre Jean Glais aussy marchand...'' Le Sieur Louis Juhel, 46 ans, marchand demeurant Grande rue St Michel à Rennes ''depose que Jan Glais etant venu le trouver à sa boutique luy demender à ajetter du fil, luy dit qu'il n'en avait point comme il ly en fallait, mais qu'il scavait bien un marchand qui en avait ; sur quoy ledit Glais pria le deposant de le faire luy parler ; à quoy le deposant consentit et le conduisit sur la plasse Saint Anne où le Sieur Picard etait à vendre du bois ; qui étant embarassé pria le deposant de conduire à son auberge ledit Glais pour voir son fil, où s'etant transportés et l'hotesse le leur ayant fait voir, ils revienrent tous les deux sur la place retrouver le Sieur Picard, où le deposant qui avait à faire à son marché les laissa pour convenir du prix. Environ demie heure après ledit deposant etant à ajetter du fil au marché, trouva ledit Glais à en ajetter et luy demanda s'il avait eu le fil du Sieur Picard ; à quoy ledit Glais luy repondit qu'il l'avait agetté meme à bon marché...''. <ref>Source : Archives d'Ille et Vilaine, 10 B 65.</ref>. | Une autre enquête, le 8 mai 1731, précise que le bois est en vente sur la place même : ''Enqueste et informations faitte d'authorité de la juridiction royalle du Consulat de Rennes à requeste du Sieur Picard marchand... contre Jean Glais aussy marchand...'' Le Sieur Louis Juhel, 46 ans, marchand demeurant Grande rue St Michel à Rennes ''depose que Jan Glais etant venu le trouver à sa boutique luy demender à ajetter du fil, luy dit qu'il n'en avait point comme il ly en fallait, mais qu'il scavait bien un marchand qui en avait ; sur quoy ledit Glais pria le deposant de le faire luy parler ; à quoy le deposant consentit et le conduisit sur la plasse Saint Anne où le Sieur Picard etait à vendre du bois ; qui étant embarassé pria le deposant de conduire à son auberge ledit Glais pour voir son fil, où s'etant transportés et l'hotesse le leur ayant fait voir, ils revienrent tous les deux sur la place retrouver le Sieur Picard, où le deposant qui avait à faire à son marché les laissa pour convenir du prix. Environ demie heure après ledit deposant etant à ajetter du fil au marché, trouva ledit Glais à en ajetter et luy demanda s'il avait eu le fil du Sieur Picard ; à quoy ledit Glais luy repondit qu'il l'avait agetté meme à bon marché...''.<ref>Source : Archives d'Ille et Vilaine, 10 B 65.</ref>. | ||
=== Lancement de fusées=== | |||
En juillet [[1723]], Pierre Ledoux, maître tanneur, et Madeleine Bourge, sa femme, se plaignent devant le présidial ''disant que hier au soir, environ neuf heures, s'en revenant de la campagne en compagnie de leurs parents, ils furent surpris de se voir accablés par une multitude de personnes, dont la plus grande partie sont inconnus aux supliants... d'une infinité de fusées d'artifices qui furent jettées par ces particuliers à l'entrée de la place Ste Anne, lesquelles ayant brulé la coëffure de la supliante, ce fut ce qui engagea le supliant à les repousser et leur donner quelques coups de cannes, sans cependant faire aucun mal, affin d'ecarter les desordres que peuvent causer de pareils artifices.''. En conclusion de leur requête en vue de poursuites contre l'un des turbulents, ils demandent 12 livres pour la coiffure, et 15 livres pour l'habit qui a été déchiré.<ref>Source : Archives d'Ille et Vilaine, 2B 1043. La date des faits n'est pas explicitée.</ref>. | |||
== Sur la carte == | == Sur la carte == | ||
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