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==Georges Heno ==
== Georges Heno ==


'''Résistant déporté'''
'''Résistant déporté'''


(3 juillet 1904 , Paris -           )  
(3 juillet 1904, Paris 10ème - 20 août 1976, Villejuif, Val-de-Marne)  


Georges Heno était un ancien champion de boxe, président de l’Association Sportive du Pont Saint-Martin de Rennes. Résistant au groupe rennais du Front National, dénoncé, il fut arrêté à son domicile n°198 [[ rue de Saint-Malo ]] à Rennes par une dizaine de miliciens le 18 février 1944 vers midi. Sa femme Marthe et son beau-fils avaient été arrêtés le matin. Emmené au SD rue Jules Ferry où se trouvaient [[les services allemands de répression]] Il  y fut torturé pendant 3 jours puis envoyé à la [[prison Jacques-Cartier]]. Le lendemain, il fut mis dans un convoi pour Compiègne où il resta une dizaine de jours et apprit que sa peine de mort avait été commuée en 10 ans de travaux forcés. Il fut alors déporté à Neuengame où il arriva le 1er août 1944 et fut envoyé dans un commando de travail à la base sous-marine de Brême jusqu’en avril 1945. Face à l’avance des Alliés, il fut renvoyé à Neuengame puis évacué à pied sur Lübeck où il arriva vers le 20 avril. Il fit partie des milliers de déportés entassés sur les quatre bateaux de la tragédie du 3 mai 45 de Lübeck. <ref>https://r.search.yahoo.com/_ylt=AwrkM10Rw1ZoepMooEKPAwx.;_ylu=Y29sbwMEcG9zAzMEdnRpZAMEc2VjA3Ny/RV=2/RE=1750545298/RO=10/RU=https%3a%2f%2ffr.wikipedia.org%2fwiki%2fCap_Arcona/RK=2/RS=hStD8x5MLVnU9cQrf16AtgjQQIA- </ref> Il réussit à regagner la côte. Rapatrié sur Rennes, il fut envoyé se reposer au château de Mlle Récipon à [[Laillé]] <ref> [[rue Andrée Récipon]]</ref> . Il ne pesait plus que 42 kg et marchait avec deux béquilles. <ref>  https://kristianhamon.blogspot.com/ </ref> Il y aurait reconnu le milicien qui l’avait arrêté et qui s’était fait passé pour un déporté politique à son retour de la région Brandebourg.   
Georges Emilien Heno était un ancien champion de France de boxe, président de l’Association Sportive du Pont Saint-Martin de Rennes. Il est charcutier et domicilié à Rennes au 6 [[rue Châteaurenault]] lors de son mariage le 26 août 1927. Il quitte Rennes à la fin des années 20 pour rejoindre la capitale où il exerce le métier d'électricien, puis vit à Sedan en 1934. Il rentre rapidement à Rennes puisqu'il travaille en 1936 dans une boucherie tenue par Francis Leroy au 208 [[rue de Saint-Malo]]. Résistant au groupe rennais du Front National, dénoncé, il fut arrêté à son domicile n°198 [[rue de Saint-Malo]] à Rennes le 18 février 1944 vers midi par un Rennais, Gustave Cheneval qui, en 1942,avait  travaillé  route de Lorient, au camp Pi-Park de la Kriegsmarine,<ref>[[Le Pi-Park de Rennes]]</ref>  était parti en février 1943 pour l'Allemagne au titre du STO et libéré pour raison médicale. La femme de Heno, Marthe, et son beau-fils avaient été arrêtés le matin par Ferdinand Fischer du Sipo SD et des miliciens. Emmené au S.D. rue Jules Ferry où se trouvaient [[les services allemands de répression]], Heno y fut torturé pendant 3 jours puis envoyé à la [[prison Jacques-Cartier]]. Le lendemain, il fut mis dans un convoi pour Compiègne où il resta une dizaine de jours et apprit que sa peine de mort avait été commuée en 10 ans de travaux forcés . Le 30 juin, à 2 heures,  il est embarqué  dans un train à Saint-Jacques-de-la-Lande  et emmené au camp de Compiègne où il resta une dizaine de jours. Il fut alors déporté à Neuengamme où il arriva le 1er août 1944 et fut envoyé dans un commando de travail à la base sous-marine de Brême jusqu’en avril 1945. Face à l’avance des Alliés, il fut renvoyé à Neuengamme puis évacué à pied sur Lübeck où il arriva vers le 20 avril. Il fit partie des milliers de déportés entassés sur les quatre bateaux de la tragédie du 3 mai 45 de Lübeck.  Il réussit à regagner la côte. Rapatrié sur Rennes, il fut envoyé se reposer au château de Mlle Récipon à [[Laillé]]<ref>[[rue Andrée Récipon]]</ref>. Il ne pesait plus que 42 kg et marchait avec deux béquilles. Il y aurait reconnu le milicien qui l’avait arrêté et qui s’était fait passé pour un déporté politique à son retour de la région Brandebourg.   


===Réferences===
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Georges Heno

Résistant déporté

(3 juillet 1904, Paris 10ème - 20 août 1976, Villejuif, Val-de-Marne)

Georges Emilien Heno était un ancien champion de France de boxe, président de l’Association Sportive du Pont Saint-Martin de Rennes. Il est charcutier et domicilié à Rennes au 6 rue Châteaurenault lors de son mariage le 26 août 1927. Il quitte Rennes à la fin des années 20 pour rejoindre la capitale où il exerce le métier d'électricien, puis vit à Sedan en 1934. Il rentre rapidement à Rennes puisqu'il travaille en 1936 dans une boucherie tenue par Francis Leroy au 208 rue de Saint-Malo. Résistant au groupe rennais du Front National, dénoncé, il fut arrêté à son domicile n°198 rue de Saint-Malo à Rennes le 18 février 1944 vers midi par un Rennais, Gustave Cheneval qui, en 1942,avait travaillé route de Lorient, au camp Pi-Park de la Kriegsmarine,[1] était parti en février 1943 pour l'Allemagne au titre du STO et libéré pour raison médicale. La femme de Heno, Marthe, et son beau-fils avaient été arrêtés le matin par Ferdinand Fischer du Sipo SD et des miliciens. Emmené au S.D. rue Jules Ferry où se trouvaient les services allemands de répression, Heno y fut torturé pendant 3 jours puis envoyé à la prison Jacques-Cartier. Le lendemain, il fut mis dans un convoi pour Compiègne où il resta une dizaine de jours et apprit que sa peine de mort avait été commuée en 10 ans de travaux forcés . Le 30 juin, à 2 heures, il est embarqué dans un train à Saint-Jacques-de-la-Lande et emmené au camp de Compiègne où il resta une dizaine de jours. Il fut alors déporté à Neuengamme où il arriva le 1er août 1944 et fut envoyé dans un commando de travail à la base sous-marine de Brême jusqu’en avril 1945. Face à l’avance des Alliés, il fut renvoyé à Neuengamme puis évacué à pied sur Lübeck où il arriva vers le 20 avril. Il fit partie des milliers de déportés entassés sur les quatre bateaux de la tragédie du 3 mai 45 de Lübeck. Il réussit à regagner la côte. Rapatrié sur Rennes, il fut envoyé se reposer au château de Mlle Récipon à Laillé[2]. Il ne pesait plus que 42 kg et marchait avec deux béquilles. Il y aurait reconnu le milicien qui l’avait arrêté et qui s’était fait passé pour un déporté politique à son retour de la région Brandebourg.

Réferences