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Georges Heno était un ancien champion de boxe, président de l’Association Sportive du Pont Saint-Martin de Rennes. Résistant au groupe rennais du Front National, dénoncé, il fut arrêté à son domicile | Georges Emilien Heno était un ancien champion de France de boxe, président de l’Association Sportive du Pont Saint-Martin de Rennes. Il est charcutier et domicilié à Rennes au 6 [[rue Châteaurenault]] lors de son mariage le 26 août 1927. Il quitte Rennes à la fin des années 20 pour rejoindre la capitale où il exerce le métier d'électricien, puis vit à Sedan en 1934. Il rentre rapidement à Rennes puisqu'il travaille en 1936 dans une boucherie tenue par Francis Leroy au 208 [[rue de Saint-Malo]]. Résistant au groupe rennais du Front National, dénoncé, il fut arrêté à son domicile n°198 [[rue de Saint-Malo]] à Rennes le 18 février 1944 vers midi par un Rennais, Gustave Cheneval qui, en 1942,avait travaillé route de Lorient, au camp Pi-Park de la Kriegsmarine,<ref>[[Le Pi-Park de Rennes]]</ref> était parti en février 1943 pour l'Allemagne au titre du STO et libéré pour raison médicale. La femme de Heno, Marthe, et son beau-fils avaient été arrêtés le matin par Ferdinand Fischer du Sipo SD et des miliciens. Emmené au S.D. rue Jules Ferry où se trouvaient [[les services allemands de répression]], Heno y fut torturé pendant 3 jours puis envoyé à la [[prison Jacques-Cartier]]. Le lendemain, il fut mis dans un convoi pour Compiègne où il resta une dizaine de jours et apprit que sa peine de mort avait été commuée en 10 ans de travaux forcés . Le 30 juin, à 2 heures, il est embarqué dans un train à Saint-Jacques-de-la-Lande et emmené au camp de Compiègne où il resta une dizaine de jours. Il fut alors déporté à Neuengamme où il arriva le 1er août 1944 et fut envoyé dans un commando de travail à la base sous-marine de Brême jusqu’en avril 1945. Face à l’avance des Alliés, il fut renvoyé à Neuengamme puis évacué à pied sur Lübeck où il arriva vers le 20 avril. Il fit partie des milliers de déportés entassés sur les quatre bateaux de la tragédie du 3 mai 45 de Lübeck. Il réussit à regagner la côte. Rapatrié sur Rennes, il fut envoyé se reposer au château de Mlle Récipon à [[Laillé]]<ref>[[rue Andrée Récipon]]</ref>. Il ne pesait plus que 42 kg et marchait avec deux béquilles. Il y aurait reconnu le milicien qui l’avait arrêté et qui s’était fait passé pour un déporté politique à son retour de la région Brandebourg. | ||
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Georges Heno
Résistant déporté
(3 juillet 1904, Paris 10ème - 20 août 1976, Villejuif, Val-de-Marne)
Georges Emilien Heno était un ancien champion de France de boxe, président de l’Association Sportive du Pont Saint-Martin de Rennes. Il est charcutier et domicilié à Rennes au 6 rue Châteaurenault lors de son mariage le 26 août 1927. Il quitte Rennes à la fin des années 20 pour rejoindre la capitale où il exerce le métier d'électricien, puis vit à Sedan en 1934. Il rentre rapidement à Rennes puisqu'il travaille en 1936 dans une boucherie tenue par Francis Leroy au 208 rue de Saint-Malo. Résistant au groupe rennais du Front National, dénoncé, il fut arrêté à son domicile n°198 rue de Saint-Malo à Rennes le 18 février 1944 vers midi par un Rennais, Gustave Cheneval qui, en 1942,avait travaillé route de Lorient, au camp Pi-Park de la Kriegsmarine,[1] était parti en février 1943 pour l'Allemagne au titre du STO et libéré pour raison médicale. La femme de Heno, Marthe, et son beau-fils avaient été arrêtés le matin par Ferdinand Fischer du Sipo SD et des miliciens. Emmené au S.D. rue Jules Ferry où se trouvaient les services allemands de répression, Heno y fut torturé pendant 3 jours puis envoyé à la prison Jacques-Cartier. Le lendemain, il fut mis dans un convoi pour Compiègne où il resta une dizaine de jours et apprit que sa peine de mort avait été commuée en 10 ans de travaux forcés . Le 30 juin, à 2 heures, il est embarqué dans un train à Saint-Jacques-de-la-Lande et emmené au camp de Compiègne où il resta une dizaine de jours. Il fut alors déporté à Neuengamme où il arriva le 1er août 1944 et fut envoyé dans un commando de travail à la base sous-marine de Brême jusqu’en avril 1945. Face à l’avance des Alliés, il fut renvoyé à Neuengamme puis évacué à pied sur Lübeck où il arriva vers le 20 avril. Il fit partie des milliers de déportés entassés sur les quatre bateaux de la tragédie du 3 mai 45 de Lübeck. Il réussit à regagner la côte. Rapatrié sur Rennes, il fut envoyé se reposer au château de Mlle Récipon à Laillé[2]. Il ne pesait plus que 42 kg et marchait avec deux béquilles. Il y aurait reconnu le milicien qui l’avait arrêté et qui s’était fait passé pour un déporté politique à son retour de la région Brandebourg.

