Avenue des Buttes de Coësmes
L' avenue des Buttes de Coësmes se situe dans le quartier 6 : Jeanne d’Arc - Longs-Champs - Beaulieu entre l'avenue Professeur Charles Foulon et la rue du Clos Courtel. Cette voie fut dénommée par délibération du conseil municipal de la Ville de Rennes le 8 mars 1962[1].
Cette voie longue de 891 mètres de fait référence à un lieu-dit, petite élévation champêtre, alors hord la ville, souvent but de promenade des Rennais avant la seconde guerre.
On s'y rendait par la rue de Paris en prenant un chemin vicinal en face l'asile de Saint-Méen, ou par la rue de Fougères en tournant à droite à hauteur du champ de courses des Gayeulles.
Adolphe Orain trace un tableau bucolique de ce secteur disparu après 1950.
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Quel est le vieil habitant de Rennes, dont le cœur ne tressaille pas en entendant prononcer ces mots :"Les buttes de Coësmes !< C'est là, qu'à 15 ans, on va cueillir dans les fossés, les anémones blanches et les violettes; c'est là que les mères de familles conduisent leurs enfants jouer, le jeudi et le dimanche.
Ce sont d'anciennes carrières de granit, remplies d'eau, couvertes de nénuphars et ombragées par des buissons et des arbres, sur le haut d'un coteau. Cet endroit, tout banal qu'il est, a inspiré des artistes et des poètes: Les peintres Henri Saintin, Robes, Novilet, ainsi que Mme Le Monnier, y ont fait de superbes tableaux. mahé des fusains, Victor Lemonnier des vers. Les géologues y vont chercher le prrphyre, qui fait éruption au milieu du granit, et les botanistes l'hellebore (Helleboris viridis) plante assez rare dans notre contrée.
À l'extrémité du sommet des Buttes, on aperçoit un sentier à travers une prairie qui s'en va vers le village de la Boulais, plus loin de petits chemins creux, remplis d'ombre, conduisent à Champ-Aubert, Caderoc et Cesson.
Note et références
- ↑ Délibérations municipales, Archives de Rennes
- ↑ Rennes et ses environs. Guide illustré. pp. 165, 166. Bahon-Rault - 1904