Rue Emile Cochet
La rue Emile Cochet est une voie de Rennes reliant la rue Gustave Charpentier à la rue Parmentier dans le quartier Europe. Elle fût dénommée par délibération du Conseil municipal du 23 Décembre 1970.
Émile Cochet
Résistant
(24 novembre 1908, Rennes - 25 avril 1964, Rennes)
Les parents d'Émile, Raymond Cochet vivent au 26 rue Poullain-Duparc à sa naissance en 1908[1]. Après de brillantes études au lycée de Rennes et au lycée Lakanal, à Sceaux, Émile Cochet prépare le concours de l'Ecole Normale Supérieure.
Il fait ses premières armes dans le journalisme à l'Ouest-Journal, à Rennes, puis au Républicain Lorrain, à Metz, où il remplit les fonctions de secrétaire de rédaction. En 1934, il est secrétaire à la "Ligue de la Jeune République" d'Ille-et-Vilaine et fait même partie de la section de jeunes de la Ligue, au sein d'un comité central composé d'une dizaine de personnes[2]. Emile Cochet entre à l'Ouest-Eclair à la veille de la seconde guerre mondiale, comme Directeur des Informations Régionales. Son frère Jean (1913-1995) y travaille également à la rédaction de Nantes[3]. Emile est nommé délégué de collaboration au sein du comité directeur provisoire du Groupement Corporatif de la Presse de Province à la fin du mois d'août 1942[4]. Il vit au 47 avenue Janvier à Rennes lorsqu'il se marie le 6 août 1943 à Rennes avec Juliette Bougouin (1907-1992), rennaise rédactrice-sténographe de presse[5]. Emile Cochet est appelé à assumer, à la Libération[6], les fonctions de secrétaire général d'Ouest-France. Il se fait aussitôt remarquer dans ces nouvelles fonctions par sa grande intelligence, son talent d'organisateur et ses qualités de cœur.
« Nommé professeur d'Histoire au Lycée de Garçons, j'arrivai à Rennes en septembre 1932 pensant n'y faire qu'un très bref séjour. J'y retrouvai quelques amis, anciens étudiants, comme moi-même, de la Sorbonne parmi lesquels un journaliste de talent au grand cœur, Emile Cochet. Nous nous étions, l'un et l'autre, passionnés - au cours de nos études - pour les thèses Blondéliennes (de Maurice Blondel, auteur de doctrines sociales, ndlr) et tout se que représentait alors la démocratie chrétienne, rassemblée autour de Marc Sangnier et d'une jeune équipe particulièrement active et intellectuellement ouverte à des nouveaux concepts. »
— Henri Fréville
Origine : "Un acte de foi : trente ans au service de la cité", tome 1, page 11 • Recueilli par Manu35 • 2026 • licence
Membre de la Jeune République, il reçoit les leçons de Marc Sangnier et ses amis du Mouvement Républicain Populaire connaissent tout de suite la valeur de son appui, la qualité de ses conseils et un dévouement qu'il ne dément jamais. Journaliste militant de la Démocratie chrétienne [7], il est membre du bureau national du M.R.P. pendant plusieurs années. Tant que sa santé le lui permet, il assure les fonctions de secrétaire de la Fédération d'Ille-et-Vilaine du M.R.P. [8]
En 1953, il est frappé par les premiers coups d'une longue maladie.
Sur la carte
Note et références
- ↑ "La Dépêche Bretonne" du 6 décembre 1908, page 4
- ↑ "Les Cahiers de la Démocratie", 1er novembre 1934, pages 124 et 126
- ↑ "Victor Demange, 1888-1971", page 87
- ↑ L'Ouest-Eclair du 28 août 1942, page 1
- ↑ L'Ouest-Eclair du 24 juillet 1943, page 3
- ↑ Libération : le 4 août d'un Rennais
- ↑ à partir de la notice rédigée par Joël DAVID, chargé d'odonymie à la Ville de Rennes, Rennes Métropole
- ↑ https://maitron.fr/spip.php?article106148
Dictionnaire du mouvement ouvrier Français - Maitron, Ouest-France – Avril 1964

