« Réseau VAR » : différence entre les versions

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En décembre 1942, Peter Harratt, officier du SOE, fut désigné pour mettre en place la ligne d’évasion VAR entre Dartmouth et la côte nord de la Bretagne afin d’infiltrer et d’exfiltrer des agents, des documents, des radios et des instruments scientifiques. Le réseau VAR a été lancé en août 1943 par un Anglais, juif autrichien d'origine, agent du SOE, '''{{w|Peter Deman}}''', avec l'objectif de créer de liaisons régulières entre l'Angleterre et la Bretagne. Après avoir repéré les lieux les plus propices à l'hébergement des aviateurs à rapatrier et à l'embarquement, le réseau mène ses premières opérations dans les Côtes-du-Nord dans les environs de Saint-Brieuc, puis dans le Finistère près de Guimaec. Rennes puis Redon sont les villes de ralliement avant les évacuations, une par mois. Aristide Sicot, 2' ans, instituteur dans les Côtes-du-Nord , joue un rôle important dans la recherche des filières. Le réseau est frappé par une série d'arrestations quelques semaines avant le débarquement allié.<ref>[[Louis Lecorvaisier, réseau VAR]]</ref> <ref>[[Aline et Marie-José Jestin]]</ref>  <ref>  Témoignage du capitaine Louis Lecorvaisier (alias Yves) du réseau VAR 8 déc. 1945. https://francearchives.fr/fr/facomponent/7672205d9be3b7c5aca2124a3400fa627bd18c91 </ref>
En décembre 1942, Peter Harratt, officier du SOE, fut désigné pour mettre en place la ligne d’évasion VAR entre Dartmouth et la côte nord de la Bretagne afin d’infiltrer et d’exfiltrer des agents, des documents, des radios et des instruments scientifiques. Le réseau VAR a été lancé en août 1943 par un Anglais, juif autrichien d'origine, agent du SOE, '''{{w|Peter Deman}}''', avec l'objectif de créer de liaisons régulières entre l'Angleterre et la Bretagne. Après avoir repéré les lieux les plus propices à l'hébergement des aviateurs à rapatrier et à l'embarquement, le réseau mène ses premières opérations dans les Côtes-du-Nord dans les environs de Saint-Brieuc, puis dans le Finistère près de Guimaec. Rennes puis Redon sont les villes de ralliement avant les évacuations, une par mois. Aristide Sicot, 24 ans, instituteur dans les Côtes-du-Nord , joue un rôle important dans la recherche des filières. Le réseau est frappé par une série d'arrestations quelques semaines avant le débarquement allié.<ref>[[Louis Lecorvaisier, réseau VAR]]</ref> <ref>[[Aline et Marie-José Jestin]]</ref>  <ref>  Témoignage du capitaine Louis Lecorvaisier (alias Yves) du réseau VAR 8 déc. 1945. https://francearchives.fr/fr/facomponent/7672205d9be3b7c5aca2124a3400fa627bd18c91 </ref>
[[Fichier:Deman.png|150px|left|thumb|Deman, l'agent SOE recruteur à Rennes des sœurs Jestin]]
[[Fichier:Deman.png|150px|left|thumb|Deman, l'agent SOE recruteur à Rennes des sœurs Jestin]]
'''Témoignage du SOE (Special Operation Executive) en France''' :
'''Témoignage du SOE (Special Operation Executive) en France''' :
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De Lamballe Deman gagne Saint-Cast-le-Guildo sur un vélo que lui a prêté Aline Jestin. Après avoir repéré les lieux les plus propices à l'hébergement des agents et d'aviateurs à rapatrier et à l'embarquement, la plage de Rothèneuf ayant été écartée par Deman en raison d'une surveillance ennemie des accès trop importante, le réseau mène ses premières opérations dans les Côtes-du-Nord dans les environs de '''Saint-Cast''', <ref> www.escapelines.com </ref> où {{w|Cecily Lefort}}, agent du SOE,  avait remis en août  à Deman une liste de contacts, et possédant une villa dans le secteur, la mettait  à la disposition  du réseau. Quatre opérations maritimes, seront menées par la grève du Mousselet côté est de la baie de la Fresnaye.
De Lamballe Deman gagne Saint-Cast-le-Guildo sur un vélo que lui a prêté Aline Jestin. Après avoir repéré les lieux les plus propices à l'hébergement des agents et d'aviateurs à rapatrier et à l'embarquement, la plage de Rothèneuf ayant été écartée par Deman en raison d'une surveillance ennemie des accès trop importante, le réseau mène ses premières opérations dans les Côtes-du-Nord dans les environs de '''Saint-Cast''', <ref> www.escapelines.com </ref> où {{w|Cecily Lefort}}, agent du SOE,  avait remis en août  à Deman une liste de contacts, et possédant une villa dans le secteur, la mettait  à la disposition  du réseau. Quatre opérations maritimes, seront menées par la grève du Mousselet côté est de la baie de la Fresnaye.


Dans la nuit du 28-29 octobre, venant d'Angleterre, (opération Jealous ou Mango 4 pour SOE)  débarquent du MGB 697 Erwin Deman et Emile Raymond  Minerault, 32 ans, américain d'origine française, avec des magasins et du matériel radio et ils  gagnent vers deux heures du matin la villa  ''Feux-Follets'' au 33 rue des Nouettes, à Saint-Cast, villa de ses parents indiquée par Aristide Sicot alors  instituteur à Pléhérel. La vedette arrivait remplie de matériel (armes, postes de radio, provisions…).
Dans la nuit du 28-29 octobre, venant d'Angleterre, (opération Jealous ou Mango 4 pour SOE)  débarquent du MGB 697 Erwin Deman et Emile Raymond  Minerault, 32 ans, américain d'origine française, avec des magasins et du matériel radio et ils  gagnent vers deux heures du matin la villa  ''Feux-Follets'' au 33 rue des Nouettes, à Saint-Cast, villa de ses parents indiquée par Aristide Sicot alors  instituteur à Pléhérel.<ref> https://maitron.fr/ </ref> La vedette arrivait remplie de matériel (armes, postes de radio, provisions…).
« Imaginez la difficulté à les transporter, la nuit, le long du sentier escarpé qui remonte du Mousselet ![...] Bien sûr, cela n’était pas de tout repos pour mes parents qui avaient à héberger ces fugitifs, en cette période de restrictions alimentaires. Ils furent aidés pour cela par le secrétaire de Mairie de Plurien, Jules Labbé, qui s’arrangea pour leur fournir tickets de rationnement et faux papiers, et aida mon frère Aristide dans ses recherches d’approvisionnement à travers la campagne ».
« Imaginez la difficulté à les transporter, la nuit, le long du sentier escarpé qui remonte du Mousselet ![...] Bien sûr, cela n’était pas de tout repos pour mes parents qui avaient à héberger ces fugitifs, en cette période de restrictions alimentaires. Ils furent aidés pour cela par le secrétaire de Mairie de Plurien, Jules Labbé, qui s’arrangea pour leur fournir tickets de rationnement et faux papiers, et aida mon frère Aristide dans ses recherches d’approvisionnement à travers la campagne ».


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