« Piscine Saint-Georges » : différence entre les versions

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===Synthèse Historique===
===Synthèse Historique===
Le premier projet de construction d’une grande piscine de natation est évoqué à Rennes par M. Janvier dès 1913. Cependant, il faut attendre 1921 et l’adoption du principe par le conseil municipal en date du 5 octobre pour que l’objectif de faire de Rennes une ville moderne dotée d’équipements hygiénistes soit clairement défini. Le maire Jean Janvier confie le projet de construction d'une piscine à l'architecte [[ Emmanuel Le Ray]].  
Le premier projet de construction d’une grande piscine de natation est évoqué à Rennes par M. Janvier dès 1913. Cependant, il faut attendre 1921 et l’adoption du principe par le conseil municipal en date du 5 octobre pour que l’objectif de faire de Rennes une ville moderne dotée d’équipements hygiénistes soit clairement défini. Le maire Jean Janvier confie le projet de construction d'une piscine à l'architecte [[ Emmanuel Le Ray]].  
Le premier projet est établi sur un terrain à l’est de Rennes, [[rue Alphonse Guérin]], dans la partie ouest de l'ancien vélodrome. La proximité de la [[Vilaine]] permettrait la captation de ses eaux en été. Il ne sera pas réalisé du fait des difficultés rencontrées pour la réalisation des fondations, en raison de la présence d'une nappe d'eau souterraine trop importante. Ce premier projet est abandonné au profit d’un second, suite au choix d'un nouveau terrain situé en centre-ville, qui regroupait la caserne Saint-Georges et qui fut cédé par le ministre de la Guerre après un incendie en août 1921.
Le maire Jean Janvier va donc modifier son projet afin d'installer la nouvelle piscine au nord de la caserne, sur l'emplacement de l'ancienne église du couvent Saint-Georges.
Le 24 décembre 1922, Emmanuel Le Ray présente alors de nouveaux plans pour un projet d'ensemble comprenant la restauration et l'aménagement du site Saint-Georges. Ainsi, le projet prend de l'ampleur avec l'ajout des bains-douches dans le pavillon arrière de la piscine, l'aménagement de bâtiments pour les pompiers sur le bord de la parcelle au nord, et le réaménagement des bâtiments de la caserne pour y installer les services municipaux.
La piscine est construite en bordure de parcelle, au croisement de la [[rue Gambetta]] et  de la [[ rue Victor Hugo]]. Le projet initial évolue : la disposition des bâtiments et surtout les élévations sont totalement révisées. Les plans conservés aux archives municipales montrent un corps central flanqué de deux petits corps de bâtiment aux extrémités longitudinales de l'édifice. Côté rue Gambetta, on trouve le vestibule d'entrée, et à l'arrière les bains-douches avec leur entrée indépendante. Le corps central abrite le bassin et les cabines réparties de part et d'autre du rez-de-chaussée. Au premier niveau, des coursives aménagées de tribunes permettent de donner une visibilité vers le bassin.


Le projet définitif date du 10 juillet 1923. Il reprend les dispositions du second projet en affinant certains détails (comme le passage du vestibule à la piscine) et en modifiant certains points de distribution, en particulier dans la partie est de l'édifice (jonction des deux établissements, disposition des salles de douches et des bâtiments de service, création d'un séchoir à usage des pompiers au sud). Les travaux démarrent en 1923 et s’achèvent en juin 1926. L'édifice est inauguré le 4 juillet 1926.
Le premier projet est établi sur un terrain à l’est de Rennes, [[rue Alphonse Guérin]], dans la partie ouest de l'ancien vélodrome. La proximité de la [[Vilaine]] permettrait la captation de ses eaux en été. Il ne sera pas réalisé du fait des difficultés rencontrées pour la réalisation des fondations, en raison de la présence d'une nappe d'eau souterraine trop importante. Ce premier projet est abandonné au profit d’un second, suite au choix d'un nouveau terrain situé en centre-ville, qui regroupait la caserne Saint-Georges et qui fut cédé par le ministre de la Guerre après un incendie en août 1921. Le maire Jean Janvier va donc modifier son projet afin d'installer la nouvelle piscine au nord de la caserne, sur l'emplacement de l'ancienne église du couvent Saint-Georges.
Quelques travaux modificatifs sont apportés aux aménagements intérieurs d'origine de la piscine Saint-Georges. Ces interventions concernent notamment : la mise en œuvre d'un plongeoir en mai 1937, la démolition des cabines de douches remplacées par deux salles de douches communes (sans date), l'enlèvement des gradins, la repeinture des poteaux des coursives nord et sud, et le remplacement du revêtement des escaliers. À l'extérieur, quelques modifications sont également effectuées : en façade ouest, l'inscription « 1925 » est remplacée par un motif plus petit, les verrières métalliques des façades des pignons est et ouest sont remplacées, et un portillon est ouvert dans la clôture au sud de la façade d'entrée.  Depuis 1926, au fil des années, les installations techniques sur le traitement de l'eau et le chauffage ont été modernisées.
 
Dans les années 1980, des travaux sont entrepris pour assurer la rénovation de la piscine Saint-Georges : réfection entière des installations électriques, peintures intérieures, pose d'un plafond acoustique suspendu sous la grande voûte. Des travaux extérieurs sont également réalisés : ravalement des façades, peintures extérieures, réfection des couvertures.
Le 24 décembre 1922, Emmanuel Le Ray présente alors de nouveaux plans pour un projet d'ensemble comprenant la restauration et l'aménagement du site Saint-Georges. Ainsi, le projet prend de l'ampleur avec l'ajout des bains-douches dans le pavillon arrière de la piscine, l'aménagement de bâtiments pour les pompiers sur le bord de la parcelle au nord, et le réaménagement des bâtiments de la caserne pour y installer les services municipaux. La piscine est construite en bordure de parcelle, au croisement de la [[rue Gambetta]] et  de la [[ rue Victor Hugo]]. Le projet initial évolue : la disposition des bâtiments et surtout les élévations sont totalement révisées. Les plans conservés aux archives municipales montrent un corps central flanqué de deux petits corps de bâtiment aux extrémités longitudinales de l'édifice. Côté rue Gambetta, on trouve le vestibule d'entrée, et à l'arrière les bains-douches avec leur entrée indépendante. Le corps central abrite le bassin et les cabines réparties de part et d'autre du rez-de-chaussée. Au premier niveau, des coursives aménagées de tribunes permettent de donner une visibilité vers le bassin.
 
Le projet définitif date du 10 juillet 1923. Il reprend les dispositions du second projet en affinant certains détails (comme le passage du vestibule à la piscine) et en modifiant certains points de distribution, en particulier dans la partie est de l'édifice (jonction des deux établissements, disposition des salles de douches et des bâtiments de service, création d'un séchoir à usage des pompiers au sud). Les travaux démarrent en 1923 et s’achèvent en juin 1926. L'édifice est inauguré le 4 juillet 1926. Quelques travaux modificatifs sont apportés aux aménagements intérieurs d'origine de la piscine Saint-Georges. Ces interventions concernent notamment : la mise en œuvre d'un plongeoir en mai 1937, la démolition des cabines de douches remplacées par deux salles de douches communes (sans date), l'enlèvement des gradins, la repeinture des poteaux des coursives nord et sud, et le remplacement du revêtement des escaliers. À l'extérieur, quelques modifications sont également effectuées : en façade ouest, l'inscription « 1925 » est remplacée par un motif plus petit, les verrières métalliques des façades des pignons est et ouest sont remplacées, et un portillon est ouvert dans la clôture au sud de la façade d'entrée.   
 
Depuis 1926, au fil des années, les installations techniques sur le traitement de l'eau et le chauffage ont été modernisées.Dans les années 1980, des travaux sont entrepris pour assurer la rénovation de la piscine Saint-Georges : réfection entière des installations électriques, peintures intérieures, pose d'un plafond acoustique suspendu sous la grande voûte. Des travaux extérieurs sont également réalisés : ravalement des façades, peintures extérieures, réfection des couvertures.
Les derniers travaux datent des années 1990, avec la réfection de la frise du bassin mise en œuvre par le mosaïste Odorico, et de 2010 avec l'aménagement d'une banque d'accueil.
Les derniers travaux datent des années 1990, avec la réfection de la frise du bassin mise en œuvre par le mosaïste Odorico, et de 2010 avec l'aménagement d'une banque d'accueil.
En 2016, la piscine Saint-Georges a reçu son classement en totalité au titre des Monuments Historiques, en raison de son caractère remarquable et très représentatif de l'architecture monumentale et hygiéniste de la première moitié du XXᵉ siècle.
En 2016, la piscine Saint-Georges a reçu son classement en totalité au titre des Monuments Historiques, en raison de son caractère remarquable et très représentatif de l'architecture monumentale et hygiéniste de la première moitié du XXᵉ siècle.
===Situation et environnement===
===Situation et environnement===
Le site de la Piscine Saint-Georges est localisé dans le quartier Centre, en limite est du centre-ancien.
Le site de la Piscine Saint-Georges est localisé dans le quartier Centre, en limite est du centre-ancien.
Situé au nord du Parc Saint-Georges, le site est adressé au n°4 rue Gambetta. L'entrée principale de la Piscine se fait depuis la rue Gambetta. La partie Bains-Douches dispose d'une entrée indépendante sur la rue Victor Hugo. Les accès techniques pour maintenance, livraison se fait par la cour depuis la rue Gambetta, située dans le prolongement de la rue Saint-Georges. La Piscine Saint-Georges est implantée sur la parcelle BP0599, représentant une emprise foncière de 2 180 m2.
Situé au nord du Parc Saint-Georges, le site est adressé au n°4 rue Gambetta. L'entrée principale de la Piscine se fait depuis la rue Gambetta. La partie Bains-Douches dispose d'une entrée indépendante sur la rue Victor Hugo. Les accès techniques pour maintenance, livraison se fait par la cour depuis la rue Gambetta, située dans le prolongement de la rue Saint-Georges. La Piscine Saint-Georges est implantée sur la parcelle BP0599, représentant une emprise foncière de 2 180 m2.
La Piscine Saint-Georges est un bâtiment patrimonial emblématique de la capitale bretonne. Implantée en bordure de parcelle, au croisement des rues Gambetta et Victor Hugo. Cette dernière correspond à l'ancien tracé de la muraille de fortification de la ville mise en œuvre au XVe siècle et la porte Saint Georges ouvrait sur l'actuel rue Gambetta.
La Piscine Saint-Georges est un bâtiment patrimonial emblématique de la capitale bretonne. Implantée en bordure de parcelle, au croisement des rues Gambetta et Victor Hugo. Cette dernière correspond à l'ancien tracé de la muraille de fortification de la ville mise en œuvre au XVe siècle et la porte Saint Georges ouvrait sur l'actuel rue Gambetta.
Implanté à 250 mètres de la station Saint-Germain, la piscine Saint-Georges bénéficie d'un emplacement stratégique en cœur de ville à proximité immédiate du centre historique, des écoles, des collèges et lycées. La piscine Saint-Georges bénéficie donc d'un site facilement identifiable par les Rennais et facilement accessible (centralité, transports en communs métro et arrêts de bus,…).
Implanté à 250 mètres de la station Saint-Germain, la piscine Saint-Georges bénéficie d'un emplacement stratégique en cœur de ville à proximité immédiate du centre historique, des écoles, des collèges et lycées. La piscine Saint-Georges bénéficie donc d'un site facilement identifiable par les Rennais et facilement accessible (centralité, transports en communs métro et arrêts de bus,…).
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