Charles Berder, boulanger-pâtissier résistant

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Le 29 juillet 1944 a lieu à Rennes la dernière rafle avant la libération de la ville, six jours plus tard.

Francis Bohuon est arrêté au café tenu par sa sœur Léontine, « La Chaumière », situé au 6, rue du Lycée à Rennes [1] Berder Charles, né le 26 août 1919 àRennes. Résidant, 71 rue de la Palestine à Rennes, il est « biscottier ». Il faut se référer au journal de l’époque pour apprendre quelque chose de lui. Dans l’ Ouest-Eclair du 23 mars 1943, Berder 24 ans, figure dans une des listes de donateurs en faveur des sinistrés pour un don de 1000 F, somme non négligeable. L’Ouest-Eclair du 24 janvier 1944 cite Charles Berder, boulanger demeurant 44 avenue Sergent Maginot, parmi les victimes du vol de leur bicyclette. Le 27 novembre est publiée l’annonce du mariage du boulanger-pâtissier avec Suzanne Colin, sans profession, demeurant 59 avenue Aristide Briand.

C’est cependant un résistant dénoncé dénoncé par Geffroy et Botros , deux membres du Bezen Perrot. Il est arrêté le 29 juillet 1944, place de la République par des civils de la Gestapo et Bohuon ne sait pas la raison de cette arrestation. Rue Jules Ferry, au siège du Sipo SD, les services allemands de répression. Ils sont dix, debout les mains au mur, parqués dans une pièce à l’entresol. Berder, à l’interrogatoire, va être frappé à coups de pieds, de poings et de nerfs de bœuf par Ange Péresse, du Bezen Perrot, en uniforme Waffen SS [2] qui, dans trois jours fuira la ville. Que voulait-on lui faire avouer ? Berder est écroué à [[la prison Jacques-Cartier] et il est promis aux travaux forcés à perpétuité. [3] Il ne restera que cinq jours en prison à Rennes car le temps presse pour l’occupant qui sait les troupes américaines aux portes de Rennes à Maison-Blanche. [4]

Léontine, Francis et Eugène Bohuon, ainsi que Charles Berder, seront déportés le 3 août 1944 par le dernier convoi que les Allemands font partir de Rennes , connu sous le nom de « train de Langeais ». [5] Arrivés enfin à Belfort, Léontine, son frère Francis et Charles Berder n’y sont détenus qu’une vingtaine de jours car ils sont libérés le 27 août et Berner [6] rapporta une liste de libérés présents à Giromagny, camp d’accueil à 15 km au nord de Belfort, information précieuse pour les familles dans l’attente. <ref> Ouest-France ; 26 septembre 1944</ref

Références