Chiffonniers

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« Les chiffonniers, de 1946 à 1968, ramenaient toutes les semaines les peaux de lapins car tout le monde élevait ses lapins. Les chiffonniers ramassaient les vêtements, les amenaient à la chiffonnerie « Verron et Monier». Monsieur Verron était le propriétaire de l’endroit.

Il payait quelques centimes d’anciens francs le kilo de vêtements aux chiffonniers. Les chiffons étaient ensuite lavés. A l’époque, il existait une branche d’eau qui prenait le petit canal, on l’appelait « la branche à Vernon ». Elle fournissait l’eau à l’usine pour laver les chiffons et tout ça. Les chiffons lavés étaient ensuite amenés au pont Bagoul à la tannerie rue de Brest. C’est le pont en bas des Lices. On l’appelait ainsi, parce que les femmes discutaient beaucoup en lavant leur linge.

En effet à Rennes, il existait une usine de tanneurs rue de la Tannerait et près de l’écluse St Martin. Ils tannaient et faisaient des vêtements »

— Jean-Pierre • Recueilli par Ghislaine • 30 Mai 2013licence


« Dans la rue, j’entendais « peaux de lapin, peaux ! ». J’étais petit, il me faisait peur le gars. Je me souviens très bien de ça, je l’ai encore dans la tête. Il avait une petite charrette avec des peaux de lapin qui pendouillaient. Ce n’était pas ragoutant pour un petit d’à peine 6 ans. »

— Dominique • Recueilli par Ghislaine • 30 Mai 2013licence



Dans mon souvenir, le chiffonnier à la charrette clamait " peaux d'lapin, peaux ! Chiffons, peaux !"

--Stephanus 31 mai 2013 à 11:29 (CEST)


Dans la cité du champ de l'orme, début des années 50, un chiffonnier passait à vélo et articulait bien fort exactement les mêmes mots "peaux d'lapin peaux, chiiiiffons peaux". C'était le père d'un copain, il demeurait au camp des nomades, boulevard Albert 1er. Ce copain avait une excellente éducation.

--Aldebert 10 Juillet 2013