Rue Jean Marin : Différence entre versions

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De son vrai nom Yves Morvan, Jean Marin est un Breton de Douarnenez.
 
De son vrai nom Yves Morvan, Jean Marin est un Breton de Douarnenez.
  
Correspondant de presse à Londres en 1935, il est mobilisé sur place et versé dans la mission d'information franco-britannique, détaché au service français de la BBC. Il est présent lors de l'enregistrement de l'appel du 18 juin et, impressionné par la personnalité de de Gaulle, décide de s'engager à ses côtés dans la Résistance<ref>http://www.letelegramme.fr/histoire/40-44-les-voix-bretonnes-de-radio-londres-06-07-2014-10246430.php</ref>, alors qu'il est correspondant pour l'agence Havas à Londres depuis un an. Il fût, jusqu'en 1943, l'une des voix de la France libre sur l'antenne de la BBC, dans l'émission écoutée clandestinement de l'autre côté de la Manche, « Les Français parlent aux Français ». En mai 1943, il entre dans la Marine des Forces françaises libres. A la mi-juin 1944, il est en Normandie. Au matin du 4 août 1944, chargé de prendre le contrôle des médias, il est le premier Français libre à entrer dans Rennes par la [[rue de Fougères]] avec les troupes du 13e régiment d'infanterie américaine pour la [[Libération de Rennes]]. Ce grand (1,92m) Français, en uniforme de lieutenant de vaisseau, à bord d'une jeep à fanion tricolore qu'il laisse pour un vélo afin d'entrer plus vite, vient s'assurer de  la prise en charge de ''Radio Bretagne'' et de la création du quotidien [[Ouest-France]] à la place de l'[[Ouest-Eclair]]. Puis il intègre la deuxième division blindée du général Leclerc qui libère Paris le 25 août.  
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Correspondant de presse à Londres en 1935, il est mobilisé sur place et versé dans la mission d'information franco-britannique, détaché au service français de la BBC. Il est présent lors de l'enregistrement de l'appel du 18 juin et, impressionné par la personnalité de de Gaulle, décide de s'engager à ses côtés dans la Résistance<ref>http://www.letelegramme.fr/histoire/40-44-les-voix-bretonnes-de-radio-londres-06-07-2014-10246430.php</ref>, alors qu'il est correspondant pour l'agence Havas à Londres depuis un an. Il fût, jusqu'en 1943, l'une des voix de la France libre sur l'antenne de la BBC, dans l'émission écoutée clandestinement de l'autre côté de la Manche, « Les Français parlent aux Français ». En mai 1943, il entre dans la Marine des Forces françaises libres. A la mi-juin 1944, il est en Normandie. Au matin du 4 août 1944, chargé de prendre le contrôle des médias, il est le premier Français libre à entrer dans Rennes par la [[rue de Fougères]] avec les troupes du 13e régiment d'infanterie américaine pour la [[Libération de Rennes]]. Ce grand (1,92m) Français, en uniforme de lieutenant de vaisseau, à bord d'une jeep à fanion tricolore qu'il laisse pour un vélo afin d'entrer plus vite, vient s'assurer de  la prise en charge de ''Radio Bretagne'' et de la création du quotidien [[Ouest-France]] à la place de l'[[Ouest-Eclair]]. <ref> ''1er-4 août 1944:L'étrange libération de Rennes''. Étienne Maignen. Éd. Yellow Concept. Saint-Suliac - 2017</ref> Puis il intègre la deuxième division blindée du général Leclerc qui libère Paris le 25 août.  
  
 
Après un passage au quotidien ''Les Nouvelles du matin'', il arrive à l'AFP comme directeur général. Jean Marin, l'un des artisans du statut qui donne son autonomie à l'AFP (loi du 10 janvier 1957), est élu président de l'Agence en 1957. Incarnant l'esprit d'indépendance de l'AFP et très apprécié pour son sens journalistique, il sera réélu tous les trois ans jusqu'en 1975. Il quitte ensuite le journalisme pour travailler dans la publicité, chez Publicis, puis Havas. Le 4 août 1994, il est à Rennes pour la célébration du 50e anniversaire de la libération de la capitale bretonne.
 
Après un passage au quotidien ''Les Nouvelles du matin'', il arrive à l'AFP comme directeur général. Jean Marin, l'un des artisans du statut qui donne son autonomie à l'AFP (loi du 10 janvier 1957), est élu président de l'Agence en 1957. Incarnant l'esprit d'indépendance de l'AFP et très apprécié pour son sens journalistique, il sera réélu tous les trois ans jusqu'en 1975. Il quitte ensuite le journalisme pour travailler dans la publicité, chez Publicis, puis Havas. Le 4 août 1994, il est à Rennes pour la célébration du 50e anniversaire de la libération de la capitale bretonne.

Version actuelle datée du 10 février 2019 à 14:54

La rue Jean Marin est une petite voie de Rennes branchée sur la rive nord de l'avenue des Monts d'Arrée dans le quartier de la Bellangerais. Cette voie fut dénommée par délibération du conseil municipal de la ville de Rennes le 1 avril 1996, soit moins d'un an après le décès d'une des figures bretonne de la Résistance les plus marquantes.

Elle porte ce nom en mémoire de :

Jean Marin

Jean Marin, à l'époque de la libération
Jean Marin à Rennes, le 1er août 1944

Résistant, combattant de la France Libre.

(24 février 1909, Douarnenez - 3 juin 1995, Paris)

De son vrai nom Yves Morvan, Jean Marin est un Breton de Douarnenez.

Correspondant de presse à Londres en 1935, il est mobilisé sur place et versé dans la mission d'information franco-britannique, détaché au service français de la BBC. Il est présent lors de l'enregistrement de l'appel du 18 juin et, impressionné par la personnalité de de Gaulle, décide de s'engager à ses côtés dans la Résistance[1], alors qu'il est correspondant pour l'agence Havas à Londres depuis un an. Il fût, jusqu'en 1943, l'une des voix de la France libre sur l'antenne de la BBC, dans l'émission écoutée clandestinement de l'autre côté de la Manche, « Les Français parlent aux Français ». En mai 1943, il entre dans la Marine des Forces françaises libres. A la mi-juin 1944, il est en Normandie. Au matin du 4 août 1944, chargé de prendre le contrôle des médias, il est le premier Français libre à entrer dans Rennes par la rue de Fougères avec les troupes du 13e régiment d'infanterie américaine pour la Libération de Rennes. Ce grand (1,92m) Français, en uniforme de lieutenant de vaisseau, à bord d'une jeep à fanion tricolore qu'il laisse pour un vélo afin d'entrer plus vite, vient s'assurer de la prise en charge de Radio Bretagne et de la création du quotidien Ouest-France à la place de l'Ouest-Eclair. [2] Puis il intègre la deuxième division blindée du général Leclerc qui libère Paris le 25 août.

Après un passage au quotidien Les Nouvelles du matin, il arrive à l'AFP comme directeur général. Jean Marin, l'un des artisans du statut qui donne son autonomie à l'AFP (loi du 10 janvier 1957), est élu président de l'Agence en 1957. Incarnant l'esprit d'indépendance de l'AFP et très apprécié pour son sens journalistique, il sera réélu tous les trois ans jusqu'en 1975. Il quitte ensuite le journalisme pour travailler dans la publicité, chez Publicis, puis Havas. Le 4 août 1994, il est à Rennes pour la célébration du 50e anniversaire de la libération de la capitale bretonne.

Il a raconté sa vie dans son livre "Petit bois pour un grand feu" - 1994 Ed. Fayard.

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Note et références

  1. http://www.letelegramme.fr/histoire/40-44-les-voix-bretonnes-de-radio-londres-06-07-2014-10246430.php
  2. 1er-4 août 1944:L'étrange libération de Rennes. Étienne Maignen. Éd. Yellow Concept. Saint-Suliac - 2017