Elouan Lognoné

De WikiRennes
Aller à la navigationAller à la recherche
Elouan Lognoné, protagoniste central de l'odyssée maritime et historique des Stuarts, le long de l'arc horloger transmanche
L'engagement entre le HMS Lion et deux navires français, dont l'un transportait le « Bonnie Prince Charlie » (prince Charles-Édouard Stuart)en route pour l'Écosse afin de déclencher la seconde rébellion jacobite, le 9 juillet 1745. Le Du Teillay, un corsaire français, mis en service à Nantes en 1744 et accompagné du navire « Elizabeth » (L'Élisabeth), fut pris pour cible par le HMS Lion lors d'un affrontement le 9 juillet 1745.
Moulage du sceau de François II et Marie Stuart, roi et reine de France, d'Ecosse, d'Angleterre et d'Irlande (archives nationales).
Estuaire de la Loire emprunté par le navire corsaire Du Teillay embarquant le prince Charles-Édouard Stuart (Bonnie Prince Charlie) qui quitta secrètement la France, marquant le début de la célèbre rébellion jacobite visant à restaurer les Stuarts sur le trône britannique.
Canal Rohan de Nantes à Brest

Elouan Lognoné est un personnage de fiction et de prospective, créé en 2026 par l’écrivain Christopher Mfoula et le réalisateur Frank Cidic Mboumi pour la fondation culturelle Théophile Lognoné. Doté de compétences d’architecte à la fois designer et répar’acteur, il est présent à la fois dans l’œuvre : Les Avatars de la Grande Rue des Stuarts (ouvrage) 222 pages et son adaptation cinématographique.

Les travaux de la France Design Week 2026 à Rennes : D comme Design, D comme Défis ont mis en lumière sa vision prospective dans son ”’odyssée du design horloger”’ ainsi que l’environnement riche et complexe des protagonistes qui l’entourent dans sa quête, comme la biologiste Lucie Randoin.

Le Studio Aardman Animations Wikipedia-logo-v2.svg, basé à Bristol, a vu naître les mythiques personnages de Wallace et Gromit Wikipedia-logo-v2.svg. Le célèbre duo fait régulièrement l'objet de projections ou de cycles au Théâtre National de Bretagne (TNB) à Rennes. Ces séances mettent à l'honneur les aventures animées en direction d'un public jeunesse.

Siège du secrétariat de l'arc atlantique de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes (CRPM) qui défend les intérêts de plus de 150 régions auprès des institutions européennes, Rennes est impliquée dans le plaidoyer de l'Extension de l'inscription UNESCO des savoir-faire horlogers à l'arc horloger transmanche.

Rennes, une place forte du cinéma d'animation

Rennes est aujourd'hui une place forte du cinéma d'animation en France et un véritable berceau de la création. La capitale bretonne accueille des studios de production de renommée mondiale et le célèbre Festival national du film d'animation.

Le Festival National du Film d'Animation

Organisé par l'AFCA, cet événement incontournable rassemble les professionnels, les étudiants et le grand public. Il sert de vitrine à la création française, proposant des compétitions de courts et longs métrages, des séries, mais aussi des ateliers de stop-motion et des rencontres.

  • Lieux principaux : Le Théâtre National de Bretagne (TNB), Les Champs Libres et le cinéma Arvor.

Un pôle de production dynamique

La métropole rennaise bénéficie d'un écosystème très riche pour l'industrie de l'animation. Elle attire et abrite des studios créatifs qui travaillent sur des projets internationaux, allant des séries pour la jeunesse aux longs métrages en passant par des mangas animés.

L'Hôtel des Monnaies de Rennes, témoin historique des armes, vivres et fonds financiers fournis secrètement par la France pour soutenir la rébellion jacobite

L'Hôtel des Monnaies puis Hôtel d'artillerie de Rennes, fut une intermédiaire dans l'expédition militaire et politique soutenue financièrement par la communauté irlandaise de Nantes et par de riches armateurs nantais, dont Antoine Walsh qui a armé et financé une partie de la flotte.

Le rôle d'Antoine Walsh dans le financement de l'expédition

Le quai de la Fosse, également appelé quai des Irlandais, se situe sur la rive nord de la Loire, à l'entrée de Nantes. Au XVIIIe siècle, ce quartier abritait les marchands et armateurs irlandais. Claude Durbé, commandant de la frégate Du Teillay, qui emmena le prince Charles Stuart en Écosse en juillet 1745, fit construire en 1756, au numéro 86 du quai de la Fosse, une demeure typique du style rococo de Louis XV. Fin juin 1745, la frégate Du Teillay descendit la Loire jusqu'à Saint-Nazaire, où embarqua le prince Charles Édouard Stuart et ses compagnons, les sept hommes de Moidart. Antoine Walsh, propriétaire du navire, accompagnait également le prince. Le Du Teillay appareilla de la baie de Bonne Anse, à l'ouest de Saint-Nazaire, le 3 juillet 1745, à destination de Belle-Île.

Cette petite frégate à trois mâts, appelée sloop, était chargée d'or, d'armes, de munitions et de provisions pour l'Écosse. Antoine Walsh, fervent jacobite nantais et marchand, avait amassé une fortune colossale après avoir été capitaine corsaire au service du roi Louis XV. Devenu armateur prospère, il se lança dans le tristement célèbre commerce d'esclaves entre Nantes, la côte ouest de l'Afrique et Saint-Domingue, également connu sous le nom de commerce triangulaire.

Entrepreneur avisé et investisseur avisé, Antoine Walsh acquit des plantations de canne à sucre à Saint-Domingue, dont il tira une grande partie de sa réussite financière. Le « Quai de la Fosse » accueille désormais le mémorial de l’abolition de l’esclavage et fournit un ponton à un splendide trois-mâts, un navire connu sur les rives de la Loire sous le nom de Le Bélem, un navire qui rappelle le passé de la ville de Nantes dans le commerce maritime.

Le détail du voyage du Du Teillay de Saint-Nazaire vers l'Écosse

Le Du Teillay était un navire corsaire de 16 canons. Il a quitté Saint-Nazaire au début du mois de juillet 1745 avec à son bord le prince et les « Sept de Moidart ».

  • La Cargaison : Le navire transportait environ 1 500 fusils, des épées, 18 000 livres sterling (le versement des fonds) et de la poudre à canon.
  • L'Objectif : L'expédition avait pour but de renverser la dynastie hanovrienne et de restaurer la maison Stuart sur le trône britannique.

En juillet 1745, le prince Charles-Édouard Stuart (Bonnie Prince Charlie) quitta secrètement la France depuis le port de Saint-Nazaire à bord du navire le Du Teillay. Ce voyage marqua le début de la célèbre rébellion jacobite visant à restaurer les Stuarts sur le trône britannique.


Rennes, les Irlandais et la traite atlantique

Ce sont les Stuarts qui ont initié les Irlandais à la traite négrière. Charles II revint sur le trône en 1660, à une époque où il devenait évident que les plantations de canne à sucre étaient aussi précieuses que les mines d'or. La Compagnie royale d'Afrique (RAC) fut créée pour fournir des esclaves aux Antilles britanniques afin d'accroître la production. On retrouve des noms irlandais parmi ceux qui travaillaient pour la RAC. Parmi les plus prospères figurait William Ronan, qui œuvra en Afrique de l'Ouest pendant une décennie (1687-1697). Cet Irlandais catholique devint président du comité des marchands du château du Cap, dans l'actuel Ghana, sa carrière ne semblant pas être entravée par l'accession au trône de Guillaume d'Orange. Au XVIIe siècle, les Européens considéraient l'esclavage comme respectable et souhaitable. Il était communément admis que les Africains vendus comme esclaves par leurs souverains étaient des prisonniers de guerre qui, autrement, auraient été massacrés. Ainsi, l'exportation vers les Amériques leur offrait une vie prolongée au sein d'une société chrétienne. Ce n'est qu'un siècle plus tard, avec l'évolution des mentalités, que ces attitudes envers la traite négrière furent remises en question.

Le lien français : Rennes, Saint-Malo et Nantes

En Europe, le lien entre les Stuarts et les négriers irlandais ne s'est pas rompu avec l'accession au trône. Jacques II, vaincu, fut transporté d'Irlande en France par Philip Walsh, un marchand né à Dublin et installé à Saint-Malo, qui mourut lors d'un voyage en Afrique. En 1745, le fils de Philip Walsh, Antoine, offrit au prince Charles Édouard Stuart une frégate armée, à bord de laquelle ils firent voile ensemble vers l'Écosse afin de restaurer la lignée jacobite. Antoine Walsh put se permettre ce geste politique grâce à la fortune amassée grâce à la traite négrière. Nantes, avec sa communauté irlandaise soudée, était devenue le principal port négrier du royaume, point de départ du commerce triangulaire : produits manufacturés pour l'Afrique (textiles, eau-de-vie et armes à feu), esclaves pour les colonies françaises des Antilles (Martinique, Guadeloupe et Saint-Domingue), sucre et tabac pour l'Europe. Les capitaines et leurs équipages effectuaient les voyages ; les marchands (armateurs et pourvoyeurs) restaient au pays, se chargeant du financement et de l’organisation. Le chargement prolongé en Afrique était la partie la plus périlleuse de l’opération. Le climat était malsain et les esclaves, encore à portée de vue des côtes, étaient au comble du désespoir. La crainte d’une révolte, que les pourvoyeurs pouvaient atténuer grâce à une assurance, était très répandue parmi les capitaines et les équipages.

Au début des années 1730, Antoine Walsh était passé de capitaine de navire négrier à marchand d’esclaves. Il n’a jamais connu lui-même de révolte, contrairement à ses proches et à ses employés. En 1734, L’Aventurier, armé par le beau-père de Walsh, Luc Shiell (O’Shiel), passa près de quatre mois sur les côtes africaines, naviguant de port en port à la recherche d’esclaves. À Whydah, le capitaine débarqua pour commercer, laissant Barnaby Shiell, le jeune beau-frère d'Antoine Walsh, à la tête d'un équipage en grande partie paralysé par la fièvre et la dysenterie. Les esclaves se soulevèrent, égorgeèrent le pilote malade et enfermèrent d'autres Blancs invalides dans les écoutilles. À ce moment, Barnaby Shiell, accompagné de cinq marins armés, ouvrit le feu sur les Africains. Dans le massacre qui s'ensuivit, deux membres d'équipage et quarante esclaves furent tués. Sur le plan commercial, cela représentait la destruction d'un sixième de la position. Sans se laisser décourager par ce revers, le capitaine J. Shaughnessy poursuivit avec détermination ses objectifs professionnels, restant à Whydah jusqu'à ce qu'il puisse enfin appareiller avec 480 Africains pour Saint-Domingue et la Martinique. Par la suite, Shaughnessy et Barnaby Shiell servirent tous deux comme capitaines pour Antoine Walsh.

Après la défaite jacobite, Walsh reprit la traite négrière, et l'un de ses navires fut aussitôt le théâtre d'une révolte d'esclaves. Son navire, le Prince d’Orange, au nom ironique, atteignit Whydah et mit quatre mois et demi à rassembler 245 Africains. Alors que le navire s’apprêtait à appareiller, six femmes, dont une allaitant un enfant, se jetèrent par-dessus bord et se noyèrent. Un mois plus tard, au large de l’île de San Thome, les esclaves restants se révoltèrent et tuèrent le capitaine et deux marins. L’équipage menaça d’utiliser des armes à feu, mais les Africains n’en tinrent aucun compte et le bilan fut de 36 morts.

Au XVIIIe siècle, les Africains étaient habitués aux armes à feu. Le désir d’en posséder était l’un des facteurs alimentant la traite et engendrant des changements politiques, les États gagnant ou perdant en puissance selon leur accès à la force de feu. Mais les Africains embarqués comme esclaves étaient dépourvus d’armes. En cinquante ans, le seul cas documenté de révolte d'esclaves réussie sur un navire irlandais de Nantais remonte à 1742, lorsque les 350 esclaves de La Sainte-Hélène, commandée par Patrice Archer, parvinrent à s'emparer de canons sur le pont supérieur, incendièrent le navire et gagnèrent la côte. Le souverain local se montra peu coopératif pour obtenir leur retour.