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'''Appréciation du réseau VAR par le SOE (service britannique des opérations spéciales)''' | '''Appréciation du réseau VAR par le SOE (service britannique des opérations spéciales)''' | ||
« Le catalogue des échecs ou quasi échecs nautiques dans la Manche peut être établi avec le récit d’un succès incontestable du service français d’évasion qui géra une filière d’évasion d’une efficacité considérable par les plages de la côte nord de Bretagne pendant l’hiver et le printemps 1943-44. Le démarrage de VAR fut entièrement dû à un ingénieux système de contournement des canaux classiques par Harrat, officier chargé des projets de transports par mer, au mécontentement de la section navale, qui passa directement à la division opération à laquelle il réussit à vendre son projet. « Ce court-circuitage des filières est particulièrement agaçant » pointa son correspondant adverse mais Harrat avait bel et bien marqué le point. C’est une belle illustration du divorce de la direction des opérations spéciales avec les habitudes de service normales que cette querelle sur une question purement navale entre un capitaine de hussard et un lieutenant réserviste de la RAF. Jusqu’à six passagers purent normalement être transportés dans les deux directions à chaque traversée maritime par VAR si tout allait bien mais une fois en cas d’urgence tous les dix furent entassés dans un voyage de retour pour l’Angleterre. En tout quelque 78 personnes furent transportées lors de 16 essais réussis, 16 autres sorties eurent lieu sans succès – parfois en raison du mauvais temps, parfois en raison d’une plage vide à l’arrivée du bateau, une fois seulement en raison d’une interférence ennemie, la nuit de Noël 1943. […] Il n’y eut la perte d’aucun passager lors d’une opération VAR. Le total des pertes s’établit en fait à un matelot tué à la fin de la toute dernière opération à la mi -avril 1944, d’un coup de feu lors d’une rencontre inopinée avec une embarcation de patrouille allemande, deux agents en entraînement à Londres et six agents locaux arrêtés et déportés dont la moitié revinrent, et deux hommes dont l’esprit fut dérangé par la tension du maintien du secret sur tout le projet. Du côté français près de 150 personnes furent directement impliquées dans les activités de VAR, et | « Le catalogue des échecs ou quasi échecs nautiques dans la Manche peut être établi avec le récit d’un succès incontestable du service français d’évasion qui géra une filière d’évasion d’une efficacité considérable par les plages de la côte nord de Bretagne pendant l’hiver et le printemps 1943-44. Le démarrage de VAR fut entièrement dû à un ingénieux système de contournement des canaux classiques par Harrat, officier chargé des projets de transports par mer, au mécontentement de la section navale, qui passa directement à la division opération à laquelle il réussit à vendre son projet. « Ce court-circuitage des filières est particulièrement agaçant » pointa son correspondant adverse mais Harrat avait bel et bien marqué le point. C’est une belle illustration du divorce de la direction des opérations spéciales avec les habitudes de service normales que cette querelle sur une question purement navale entre un capitaine de hussard et un lieutenant réserviste de la RAF. Jusqu’à six passagers purent normalement être transportés dans les deux directions à chaque traversée maritime par VAR si tout allait bien mais une fois en cas d’urgence tous les dix furent entassés dans un voyage de retour pour l’Angleterre. En tout quelque 78 personnes furent transportées lors de 16 essais réussis, 16 autres sorties eurent lieu sans succès – parfois en raison du mauvais temps, parfois en raison d’une plage vide à l’arrivée du bateau, une fois seulement en raison d’une interférence ennemie, la nuit de Noël 1943. […] Il n’y eut la perte d’aucun passager lors d’une opération VAR. Le total des pertes s’établit en fait à un matelot tué à la fin de la toute dernière opération à la mi -avril 1944, d’un coup de feu lors d’une rencontre inopinée avec une embarcation de patrouille allemande, deux agents en entraînement à Londres et six agents locaux arrêtés et déportés dont la moitié revinrent, et deux hommes dont l’esprit fut dérangé par la tension du maintien du secret sur tout le projet. Du côté français près de 150 personnes furent directement impliquées dans les activités de VAR, et environ deux fois plus du côté britannique mais tout le système fut conçu, mis au point et exécuté par deux hommes, l’un anglais et l’autre d’Europe centrale : Harratt (Peter) […] et Erwin Deman (Paul). <ref> https://silo.pub/soe-in-france-an-account-of-the-work-of-the-british-special-operations-executive-in-france-1940-1944-government-official-history-series.html </ref> | ||
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