« Réseau VAR » : différence entre les versions

De WikiRennes
Aller à la navigationAller à la recherche
16 octets ajoutés ,  samedi à 15:12
aucun résumé des modifications
Aucun résumé des modifications
Aucun résumé des modifications
Ligne 69 : Ligne 69 :
'''Appréciation du réseau VAR par le SOE (service britannique des opérations spéciales)'''
'''Appréciation du réseau VAR par le SOE (service britannique des opérations spéciales)'''


« Le catalogue des échecs ou quasi échecs  nautiques dans la Manche peut être établi avec le récit d’un succès incontestable du service français d’évasion qui géra une filière d’évasion d’une efficacité considérable par les plages de la côte nord de Bretagne pendant l’hiver et le printemps 1943-44. Le démarrage de VAR fut entièrement dû à un ingénieux  système  de contournement des canaux classiques par Harrat, officier chargé des projets de  transports par mer, au mécontentement de la section navale, qui passa directement à la division opération à laquelle il réussit à vendre son projet. « Ce court-circuitage des  filières est particulièrement agaçant » pointa son correspondant adverse mais Harrat avait bel et bien marqué le point. C’est une belle illustration du divorce de la direction des opérations spéciales avec les habitudes  de service normales que cette querelle sur une question purement navale entre un capitaine de hussard et un lieutenant réserviste de la RAF. Jusqu’à six passagers purent normalement  être transportés dans les deux directions à chaque traversée maritime par VAR si tout allait bien mais une fois en cas d’urgence tous les dix furent entassés dans un voyage de retour pour l’Angleterre. En tout quelque 78 personnes furent transportées lors de 16 essais réussis, 16 autres sorties eurent lieu sans succès – parfois en raison du mauvais temps, parfois en raison d’une plage vide à l’arrivée du bateau, une fois seulement en raison d’une interférence ennemie, la nuit de Noël 1943. […] Il n’y eut la perte d’aucun passager lors d’une opération VAR. Le total des pertes s’établit en fait à un matelot tué à la fin de la toute dernière opération à la mi -avril 1944,  d’un coup de feu lors d’une rencontre inopinée avec une embarcation de patrouille allemande, deux agents en entraînement à Londres et six agents locaux arrêtés et déportés dont la moitié revinrent, et deux hommes dont l’esprit fut dérangé  par la tension du maintien du secret sur tout le projet. Du côté français près de 150 personnes furent directement  impliquées dans les activités de VAR, et enviren deux fois plus du côté britannique mais tout le système fut conçu,  mis au point et exécuté par deux hommes, l’un anglais et l’autre d’Europe centrale :  P. J. Harratt (Peter) […] et Erwin Deman (Paul). »  <ref> https://silo.pub/download/soe-in-france-an-account-of-the-work-of-the-british-special-operations-executive-in-france-1940-1944.html </ref>
« Le catalogue des échecs ou quasi échecs  nautiques dans la Manche peut être établi avec le récit d’un succès incontestable du service français d’évasion qui géra une filière d’évasion d’une efficacité considérable par les plages de la côte nord de Bretagne pendant l’hiver et le printemps 1943-44. Le démarrage de VAR fut entièrement dû à un ingénieux  système  de contournement des canaux classiques par Harrat, officier chargé des projets de  transports par mer, au mécontentement de la section navale, qui passa directement à la division opération à laquelle il réussit à vendre son projet. « Ce court-circuitage des  filières est particulièrement agaçant » pointa son correspondant adverse mais Harrat avait bel et bien marqué le point. C’est une belle illustration du divorce de la direction des opérations spéciales avec les habitudes  de service normales que cette querelle sur une question purement navale entre un capitaine de hussard et un lieutenant réserviste de la RAF. Jusqu’à six passagers purent normalement  être transportés dans les deux directions à chaque traversée maritime par VAR si tout allait bien mais une fois en cas d’urgence tous les dix furent entassés dans un voyage de retour pour l’Angleterre. En tout quelque 78 personnes furent transportées lors de 16 essais réussis, 16 autres sorties eurent lieu sans succès – parfois en raison du mauvais temps, parfois en raison d’une plage vide à l’arrivée du bateau, une fois seulement en raison d’une interférence ennemie, la nuit de Noël 1943. […] Il n’y eut la perte d’aucun passager lors d’une opération VAR. Le total des pertes s’établit en fait à un matelot tué à la fin de la toute dernière opération à la mi -avril 1944,  d’un coup de feu lors d’une rencontre inopinée avec une embarcation de patrouille allemande, deux agents en entraînement à Londres et six agents locaux arrêtés et déportés dont la moitié revinrent, et deux hommes dont l’esprit fut dérangé  par la tension du maintien du secret sur tout le projet. Du côté français près de 150 personnes furent directement  impliquées dans les activités de VAR, et environ deux fois plus du côté britannique mais tout le système fut conçu,  mis au point et exécuté par deux hommes, l’un anglais et l’autre d’Europe centrale :  Harratt (Peter) […] et Erwin Deman (Paul). <ref> https://silo.pub/soe-in-france-an-account-of-the-work-of-the-british-special-operations-executive-in-france-1940-1944-government-official-history-series.html </ref>
===Références===
===Références===
26 945

modifications

Menu de navigation