Boulevard de la Liberté

Le boulevard de la Liberté est une voie du quartier centre de Rennes. Au sud de la Vilaine, il relie la place de Bretagne à l'ouest à l'avenue Janvier à l'est, c'est l'une des artères principales du centre sud [2].

Le boulevard de la Liberté, construit sur un ancien bras de la Vilaine (tracé en rouge) qui bordait les remparts[1]
Angle du bd de la Liberté et de l'avenue de la gare en 1892, avec à gauche de l'immeuble qui est toujours à l'angle avec la rue Saint-Hélier, la prison militaire alors appelée "Manutention Militaire" et où Alfred Dreyfus séjourna durant le procès.(photo E. Maignen)
Le boulevard de la Liberté, partie est vue de l'ouest
Le temple protestant en février 2015 ( Photo Pymouss de Wikimedia Commons)
Angle boulevard de la Liberté et rue Poullain Duparc vers 1900
Même vue en juin 2016 (@2017 Google)
L'ancienne caserne de Kergus, détruite lors d'un bombardement en 1943,
L'hôtel Léofanti, par Jean-Baptiste Martenot, à l'angle de la rue Maréchal Joffre

Le parcours de Tout Rennes court le suit[3].

Histoire

Le boulevard a été aménagé sur l'ancien canal bordant les remparts de la troisième enceinte de la ville basse, appelé alors promenade des murs dont le projet de comblement, conçu en 1855 et dessiné par l'architecte de la ville, Vincent Boullée, apparaît sur le plan d'aménagement urbain du maire Ange de Léon des Ormeaux, publié la même année. Il est réalisé avec les déblais provenant de la construction de la gare. La voie, large de 24 m, est formée d'un macadam en pierre de Malroche, en 1859. Les platanes sont abattus en 1895, deux ans après la demande des riverains et remplacés car, en 1923, un conseiller municipal exprime sa crainte qu'ils ne soient coupés. La présence de bancs est attestée par une demande, formulée en 1898, afin d'en augmenter le nombre[4].

Le segment est du boulevard, à partir de l'avenue de la gare, reçut en 1862 le nom de boulevard de l'Impératrice, le segment ouest celui de ''boulevard du Prince impérial'' jusqu'au ''boulevard Napoléon III'', maintenant boulevard de la Tour d'Auvergne. Il reçut son actuel nom après la chute de l'Empire.

Explosion de mai 1825

Le 19 mai 1825 au matin, alors qu'on préparait la fête du couronnement du roi Charles X, Rennes fut secouée par une formidable explosion : la salle d'artifices (située à l'emplacement de la jonction de la rue Jean-Denis Lanjuinais et du boulevard) venait de sauter, ensevelissant sous les décombres de nombreux morts et blessés. En 1892, Lucien Decombe témoigne qu' "aujourd'hui encore, c'est avec une vive émotion que des vieillards nous ont raconté les émouvants détails de cette catastrophe dont ils ont été témoins." [5].

 
Vue sur la rue d'Isly depuis son origine sur le boulevard de la Liberté


Patinage puis cinéma

Après la guerre de 1870, fut implanté en 1896, en bordure du Champ de Mars, le monument aux morts d'Ille-et-Vilaine d'Emmanuel Dolivet (transféré en 2007 Contour de la Motte), mais le boulevard forma pendant près d'un siècle la limite nord de l'esplanade alors immense.

D'abord existe au n°20 un palais de patinage à roulettes , le Skating Palace. En 1921 un cinéma s'implante, le cinéma Select-Palace rennais de 818 places qui deviendra le cinéma Le Paris après la guerre.

Bombardement

Pendant la seconde guerre mondiale, le temple protestant fut mis à disposition des troupes d'occupation.

 
"Dans cette église, chaque dimanche et jour férié, à 9h30 service évangélique pour l'armée. Pasteur à l'hôpital militaire." (de Wikimedia Commons)

La partie du boulevard entre l'avenue Janvier et la rue Maréchal Joffre reçut des bombes et les immeubles, y compris la caserne Kergus, au coin de l'avenue Janvier, furent détruits ou très endommagés, telle l'école. Des baraques provisoires - pour une dizaine d'années - furent construites le long du Champ de Mars. Dans les années soixante du siècle dernier un restaurant universitaire et la Salle omnisports (maintenant Le Liberté) furent construits le long du boulevard.

XXIe siècle

Le restaurant universitaire dit « du Champ de Mars » a disparu pour laisser la place à la nouvelle Cité Internationale, qui a été placée sous le patronage de Paul Ricœur[6].

Sur la carte

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Notes et Références

  1. Le Vieux Rennes, par Paul Banéat. J. Larcher éd.
  2. en référence à la Vilaine, qui traverse la ville d'est en ouest et divise ainsi la ville de Rennes.
  3. Les différents parcours de l'édition 2016: http://www.ouest-france.fr/sport/running/tout-rennes-court-les-horaires-et-les-parcours-de-la-35e-edition-4542785
  4. Inventaire topographique, par Isa(TH. Leriche, architecte, 1880). belle Barbedor - 1999
  5. Les Rues de Rennes, par Lucien Decombe, Alphonse Le Roy éditeur - 1892.
  6. http://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-la-cite-internationale-paul-ricoeur-ete-inauguree-4542648


Galerie cartes postales

 
Boulevard de la Liberté, au niveau du carrefour avec les rues d'Isly et du maréchal Joffre. A droite, l'hôtel Léofanti (architecte J.-B. Martenot, 1875) . Carte postale Le Déley (ELD 222), voyagé 1915. Coll. YRG et AmR 44Z1310
 
A l'intérieur du Skating Palace. Carte photo Coll. YRG

Skating Palace

contigu au temple protestant. On y pratique le patinage à roulettes.

 
Boulevard de la Liberté et le Skating. Edit. J. Sorel, Rennes. Coll. YRG

Temple protestant

 
Le Boulevard de la Liberté et la Caserne Kergus. Mary-Rousselière 1083. Coll. YRG et AmR 44Z1729

Caserne Kergus

Ancien hôtel des Gentilshommes. Sa façade est perpendiculaire au boulevard de la Liberté et le mur d'enceinte de la caserne est continu ; l'accès se fait seulement par la rue Saint-Thomas.

Pour les cartes postales , voir : Rue Saint-Thomas

Ecoles

 
Boulevard de la liberté. A droite, la cité administrative. Carte postale Edition la Cigogne, Nantes, voyagé 1963. Coll. YRG

Cité Administrative

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Les Halles

Poisonnerie, nouvelles Halles ou Halles centrales


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