Boulevard Oscar Leroux

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Le boulevard Oscar Leroux se situe dans le quartier 7 : Francisco Ferrer - Landry - Poterie entre le boulevard de l'Yser à l'ouest et le boulevard Léon Grimault à l'est. Cette voie fut dénommée par délibération du Conseil Municipal de la Ville de Rennes le 16 octobre 1957 puis prolongée par délibération du conseil municipal de la Ville de Rennes le 28 octobre 1966[1]. Le boulevard est situé sur l'ancien "chemin de Ronde"[2].

Cette voie rend hommage à Oscar Leroux, (1878 - 1948) "victime de l'occupation allemande" sur la plaque de rue, en réalité assassiné par la milice française à la suite de l'assassinat de Philippe Henriot[3].

« Extrait du Registre des Arrêtés du Maire de la Commune de Rennes - Article 5. — M. Leroux Oscar, quatrième adjoint, est délégué pour l'hygiène et la salubrité publiques, les établissements insalubres, la protection des enfants du premier âge, les concerts et fêtes publiques, les laboratoires municipaux et l'inspection des denrées alimentaires. »

— La Vie Rennaise
Origine : Numéro du 21 mai 1912 • Recueilli par Manu35 • 2018licence


« Le 28 juin 1944, Philippe Henriot, le secrétaire d'État à l'Information et à la Propagande du gouvernement de Vichy est tué par un commando dans son logement de fonction, rue de Solferino à Paris. En représailles, 150 personnes sont désignées dans toute la France pour être exécutées par la Milice. À Rennes, plusieurs personnalités sont alors désignées par la milice locale, dirigée par Joseph Constanzo. Sur cette liste, figurent le Maire de la Ville François Château, son secrétaire général Gaëtan Hervé[4], Pierre Lemoine, greffier près de la Cour d'appel, Louis Volclair, conseiller municipal radical-socialiste, Oscar Leroux, ancien adjoint au Maire radical-socialiste, le commandant Eugène Quédillac et le Docteur Roger Maruelle.


Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1944, Oscar Leroux, qui habite une maison avec jardin dans un faubourg de la ville, quartier Sévigné, vient juste de se coucher lorsque plusieurs coups de sonnettes retentissent. Oscar Leroux a un long passé de politicien et de militant derrière lui, il a même été premier adjoint au Maire de Rennes. Il ouvre alors les volets de la chambre, située au premier étage et demande ce qu'on lui veut. Par intuition, il refuse de descendre et aperçoit des hommes qui pénètrent dans sa propriété. Sa fille commet l'imprudence d'ouvrir la porte d'entrée au moment où son père descend l'escalier. Les miliciens vont sans doute tirer quand un groupe de policiers arrive. Les assaillants protestent de leurs bonnes intentions et s'en vont. De la rue un coup de feu est tiré sur Oscar Leroux qui est seulement blessé à l'épaule. »

— Joël David
Origine : Françoise Elie, portrait d'une résistance rennaise • Recueilli par Manu35 • avril 2014licence

Il est inhumé au cimetière de l'Est de Rennes.

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Note et références