Joseph Lecomte

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Joseph Lecomte

Résistant

( 20 juillet 1915, Rennes - )

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Il habite le quartier du Foyer Rennais. Sergent, il participe aux combats en Belgique et à Lille puis est grièvement blessé le 9 juin 1940. Après sa sortie de l’hôpital, il est à nouveau incorporé au 92e RI et est réformé le 31 juillet 1941.

Du 1er août 1941 au 12 décembre 1942 il organise des passages de la ligne de démarcation entre Tours et Loches (37) à d’anciens militaires avec des faux papiers. Il entre dans un premier réseau « résistance » (matricule F10) à Rennes comme agent recruteur et de renseignement du 1er janvier 1943 au 31 juillet 1943. Il a 30 hommes sous ses ordres et recueille des informations envoyées à Paris, diffuse des journaux et fournit des faux papiers d’identité. Il devient membre de l’AS (matricule 40 421) du 1er décembre 1943 au 4 août 1944 sous les ordres du chef départemental Louviot puis Ligondet comme chef de secteur (sous-lieutenant) et poursuit son travail de renseignement avec en plus l’identification de zones de largage de parachutage. L’AS départemental est décapitée par l’arrestation par la Gestapo de ses chefs en mars 1944. Il prend alors la direction du mouvement.

Il intègre le réseau Turquoise le 1er mars 1944 comme « agent P2 » sous les ordres de Jézéquel Yvon, chef de mission Blavet. [1] Il lui fournit des informations sur les Allemands de Rennes et environs en précisant leurs effectifs, leur emplacement, leurs moyens de défense. Il est arrêté le 11 avril 1944 par la Gestapo en sortant du café "Allano"", 22 rue du Pré-Botté et arrive à s’évader à l'angle de la rue du Champ-Jacquet et de la rue Le Bastard qu'il descend, blessé au bras par une balle de revolver, place de la Mairie il court vers la rue Saint-Georges où un horloger le panse puis vers la gare où M. Gilot, tenancier de kiosque à journaux, le cache cinq jours. Sa femme cache de nombreux documents secrets mais est arrêtée à son tour et est déportée en Allemagne. De mai à août, il continue la lutte en récupérant du matériel parachuté.[2]

À la libération de Rennes le 4 août 1944, il participe comme sous-lieutenant FFI à des missions de contrôle de zone et de combat entre St-Servan et la poche de Saint-Nazaire. Il est incorporé au 41e Régiment d’Infanterie comme sous-lieutenant à Coëtquidan. Il est à nouveau réformé fin février 1945 (invalidité à 100 %).

Il est officier de la Légion d’honneur, titulaire de la Médaille militaire, de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme et étoile d’argent, médaille des internés résistant et des blessés. [3]


Références