Rue Capitaine Palicot
La rue Capitaine Palicot se situe dans le quartier Villejean - Beauregard. Cette voie fut dénommée par délibération du conseil municipal de la Ville de Rennes le 23 décembre 1970[1].
Cette voie rend hommage au
Capitaine Alfred Palicot
Couvreur de métier, membre du Corps des Sapeurs-Pompiers de Rennes
(10 novembre 1888, Rennes - 11 novembre 1952, Rennes).
Ange Alfred Louis Palicot est né en la demeure de ses parents, "chantier du Mail-Donges", son père était couvreur. L'entreprise de couverture Palicot située au 7 rue de la Loge à Rennes est liquidée en 1905[2]. Alors qu'il vit au 8 rue Paul Bert, il se marie le 24 janvier 1913 à Rennes avec Joséphine Collet. Son jeune frère Emile était lui aussi couvreur[3].
Dans les années 1930, le capitaine Palicot a eu comme supérieur hiérarchique chez les sapeurs-pompiers le commandant Dubois[4] et a œuvré aux côtés du sergent Guihard[5], tragiquement disparu en 1933[6]. La famille Palicot est connue à l'entre-deux guerres à plusieurs adresses, mais toutes situées dans le même secteur de la ville de Rennes, près de la rue de Paris. Elle apparaît en 1921 dans les listes de recensement, au 8 rue Paul Bert donc, puis dans celles de 1926 à 1936, au 32 rue Louis Postel. Elle vit peu après, en 1935, 7 impasse Paul Bert[7], aujourd'hui rue François Bizette[8].
Appartenant au corps des sapeurs-pompiers de Rennes depuis 1912, il est promu sous-lieutenant en 1933[9], et intervient sur des incendies comme celui des ateliers textiles Véron[10] en 1933[11], celui de l'immeuble du 21 rue de Paris appartenant au Général Bruté de Rémur[12], dont un des ascendants a donné son nom à une rue à Rennes[13], et qui y habite[14], ou encore celui qui touche le magasin de cycles tenu par l'ancien champion cycliste Léon Drouet, place de la Rotonde, en 1938[15]. C'est la plupart du temps le docteur Baderot[16] qui est appelé, en tant que médecin commandant des sapeurs-pompiers de Rennes, pour apporter ses soins aux sinistrés.
Il est trésorier de l'Entente rennaise de Colombophilie[17].
Son fils Fernand Palicot, comme lui couvreur et sapeur-pompier, décède à 22 ans route de Lorient à Rennes suite au bombardement du 29 mai 1943[18]. Il reçoit à titre posthume la médaille d'argent avec rosette, décernée pour mérite exceptionnel[19].
Sur la carte
Note et références
- ↑ Délibérations municipales, Archives de Rennes
- ↑ L'Ouest-Eclair du 17 février 1905, page 3
- ↑ L'Ouest-Eclair du 4 juin 1936, page 7
- ↑ rue Lieutenant-Colonel Dubois
- ↑ rue Sergent Guihard
- ↑ L'Ouest-Eclair du 15 juillet 1933, page 6
- ↑ Annuaire officiel d'Ille-et-Vilaine, adresses - 1935
- ↑ L'Ouest-Eclair du 9 octobre 1938, page 13
- ↑ L'Ouest-Eclair du 4 mai 1933, page 10
- ↑ rue Constant Véron
- ↑ L'Ouest-Eclair du 13 août 1933, page 6
- ↑ https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&n=brute+de+remur&oc=0&p=auguste
- ↑ rue Bruté de Rémur
- ↑ L'Ouest-Eclair du 6 mai 1938, page 6
- ↑ L'Ouest-Eclair du 28 octobre 1938, page 5
- ↑ rue Docteur Baderot
- ↑ L'Ouest-Eclair du 25 mai 1937, page 9
- ↑ https://mesancetresetmoigenealogie.wordpress.com/2020/09/26/fernand-palicot-pompier-mort-lors-du-bombardement-de-rennes-du-29-mai-1943/
- ↑ Table Officielle du J.O. de la République française, 1er novembre 1946

