Rue Martenot

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La rue Martenot part de la jonction du contour de la Motte et de la rue Général Maurice Guillaudot et, à hauteur de la rue de Viarmes, est prolongée par la rue de Paris.

Histoire

Jusqu'au percement de la rue Victor Hugo, en 1828, elle était la voie reliant le centre à la route de Paris.

Elle portait jusqu'en 1906 le nom de rue de Belair, nom d'une maison de plaisance dont les jardins la bordaient.

« LA RUE MARTENOT. A la séance du Conseil municipal de vendredi (13 avril 1906, deux semaines après la mort de l'architecte, ndlr), M. Mellet a demandé que pour perpétuer l'œuvre de M. Martenot, l'ancien architecte de la ville, décédé dernièrement, son nom soit donné à une rue ou une place de la ville. La débaptisation de la place Hoche fut proposée, mais finalement il fut décidé que dès que l'occasion s'en présenterait on la saisirait pour rendre à M. Martenot cet hommage posthume. »

— L'Ouest-Eclair
Origine : Numero du 15 avril 1906 • Recueilli par Manudu35 • 2018licence

Par délibération du conseil municipal du 25 juillet 1906, la ville de Rennes a voulu honorer l'un des constructeurs de la ville les plus renommés, lui qui décéda à son domicile du 21 rue de Belair[1], le 30 mars 1906[2].

« NOMS DE RUES. - M. le maire vient de prendre un arrêté aux termes duquel [...] La rue de Belair sera dénommée rue Martenot. »

— L'Ouest-Eclair
Origine : Numero du 11 octobre 1906 • Recueilli par Manudu35 • 2018licence

En 1911, un conseiller de la ville souhaite que l'on revienne sur la décision prise quelques années plus tôt :

« Rue Martenot [...]

Il n'est pas inutile de rappeler que c'est à M. Martenot que nous devons l'adduction des eaux de la Minette et de la Loysance. [...]

En attendant, le Conseil Municipal de Rennes [...] par l'intermédiaire d'un architecte, précisément élève de M. Martenot, a proposé de débaptiser la rue Martenot. Nous ne croyions certes pas Guillaume... tel qu'il s'est montré (horrible!). Ce geste, outre qu'il est d'une notoire ingratitude, manque totalement de galanterie. Mme Martenot est la seule personne qui puisse être touchée par cette mesure vexatoire. Ne trouvez vous pas vraiment petit ce procédé de s'attaquer ainsi à la digne et vénérable veuve du grand architecte de notre Caisse d'épargne sise elle-même rue Martenot, du Palais des Sciences, du Lycée, de N.-D. de Bonne-Nouvelle, et, quoiqu'en signe M. Janvier, architecte du Palais du Commerce !! Sans les productions de M. Martenot, quels monuments posséderait notre ville ? Ils le savent bien nos édiles, et c'est précisément ce qui les choque, eux qui n'ont pu rien donner à la ville... à part les biens volés que des dettes sans nombre ! Quoiqu'ils fassent, le nom de M. Martenot demeurera, et s'ils l'effacent des plaques bleues du bas de la Motte, la rue restera pour les vrais rennais la rue Martenot. Nous émettons même le vœu que dans ce coquet square de la Motte, face à la Caisse d'épargne, une municipalité plus rennaise élève un jour un monument à ce grand rennais d'adoption que fut M. Martenot.. »

— La Vie Rennaise
Origine : Numero du 10 juin 1911 • Recueilli par Manudu35 • 2018licence

Jean-Baptiste Martenot

(26 juillet 1828, Saint-Seine-l'Abbaye, Côte-d’Or - 30 mars 1906, Rennes)

architecte de la ville de Rennes.

Les Halles Martenot et la préfecture Martenot ont été nommées en son honneur. Jean-Baptiste Martenot est un ancien élève de l'école des Beaux-Arts de Rennes.

Urbanisme

Au n°1 se trouve l'hôtel de la préfecture de région, ancien hôtel de Ruberso, puis hôtel de Cornulier, construit en 1715, situé rue de Belair près de la promenade de la Motte, qui servait de demeure avant la Révolution, aux Sénéchaux de Rennes, et en dernier lieu à l'Intendant de Bretagne, fut choisi pour loger le premier préfet d'Ille-et-Vilaine qui y fut installé en 1811. Les parties centrale et orientale ont été construites en 1860. Les exigences des divers services de la Préfecture ayant fait reconnaître la nécessité d'un agrandissement des bâtiments, on construisit des annexes, puis on acheta l'ancien hôtel de Francheville pour y élever de nouvelles constructions, et tout cela sans plan d'ensemble.

Au n°5 se trouve l'ancienne caserne du Bon Pasteur, Mme Odye fit élever le bâtiment qui existe encore, consistant en deux corps de bâtiments se joignant à angle droit, avec une chapelle construite dans cet angle. Cette nouvelle chapelle fut bénite le 17 juillet 1749, et Mme Odye y fut inhumée le 30 octobre 1758[3]. Le couvent du Bon-Pasteur fut saisi à l'époque de la Révolution et l'on en fit une prison ; depuis il est devenu une caserne conservant le nom de Bon-Pasteur. D'abord couvent construit en 1750 pour les filles repenties qui fut converti, sous la Terreur, en prison de femmes. Suivent l'hôtel de Courcy, d'architecture néo-palladienne, construit par Richelot vers 1830, siège du Conseil régional, et l'hôtel Villemain construit vers 1840.

Au n°13 se dresse l'ancienne chapelle des Carmes construite en 1866 ; utilisée un temps, au début des années 60, par la communauté des étudiants catholiques, elle a désormais été reprise par la communauté protestante évangélique de Rennes sous le nom d'église du Thabor.

Au n°15 de la rue se situe le collège Anne-de-Bretagne (ancien Lycée de Jeunes Filles, puis lycée Martenot).

En rive sud, se trouvent, au n°2 l'ancien hôtel de la Caisse d'épargne et l'hôtel Richelot, peu visible de la rue, puis l'hôtel Le Beschu de Champsavin, et les trois hôtels accolés Le Corgne de Timadeuc, construits entre 1840 et 1845.

Références

  1. L'Ouest-Eclair du 31 mars 1906, rubrique nécrologie
  2. http://www.placepublique-rennes.com/media_site/upload/PP02-David_Martenot.pdf
  3. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 29 H, 4

Sur la carte

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Galerie cartes postales

- Lycée de Jeunes Filles, lycée Martenot : voir Collège Anne-de-Bretagne

- Ancien escalier de la Motte : voir Contour de la Motte

- Caserne du Bon Pasteur


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