Rue Poullain Duparc

De WikiRennes
Albert, coiffeur d'art, 28, rue Poullain-Duparc (publicité au verso du programme de Rennes Théâtre, saison 1940-41)
La rue Poullain Duparc côté rue de Nemours en août 2013
Les bains de la rue Poullain Duparc, publicité de 1904

La rue Poullain Duparc est une rue d'orientation est-ouest du quartier Centre de Rennes qui relie la rue Jules Simon à l'est à la place de Bretagne à l'ouest.

Cette voie porte le nom d'Augustin-Marie Poullain-Duparc, avocat-jurisconsulte (1703 - 1782), elle fut dénommée par délibération du conseil municipal de Rennes du 12 décembre 1862 et son prolongement par délibération du conseil municipal de Rennes le 19 mai 1903.


La Rue Poullain Duparc. Carte postale le Déley (ELD 144), voyagé 1914. Coll. YRG et AmR 44Z1247
La rue Poullain-Duparc ne voit aujourd'hui plus passer le tramway. Le bâtiment sur la droite est toujours visible, en revanche l'accès sur la rue du Champ Dolent ne se fait plus. @Google Streetview, 2011

Jusqu'au milieu du 18e siècle, l'emplacement était occupé par un des bras de la Vilaine, appelé le ruisseau de Brecé. Aujourd'hui, cette rue pavée est à la fois commerçante et d'habitation, perpendiculaire à la rue Jules Simon, elle ouvre notamment sur la place Honoré Commeurec où l'on trouve les Halles centrales et le centre d'Art contemporain La Criée, plus à l'est, on retrouve les locaux de l'école LISAA, l'arrière du Théâtre de la Parcheminerie, plus loin encore, un disquaire, une boutique vintage et des bars de quartier.

Carte postale publicitaire de la Maison Rigourd, 21, rue Poullain-Duparc. Coll. YRG
Rue Poullain-Duparc et vieilles maisons du Champ Dolent. Carte postale Le Déley (ELD 213), voyagé 1914. Coll. YRG et AmR 44Z1301


« Dénomination de rues.

Par arrêté municipal du 20 juillet, [...] la rue Poullain-Duparc, qui commence à partir de l'immeuble ouest de la rue de la Parcheminerie, commencera à l'immeuble qui forme l'angle de la rue Jules Simon (autrefois rue de la Halle aux Blés).

La petite impasse de la rue de la Parcheminerie, du fait de ce changement, portera le titre d'impasse Poullain Duparc. »

— L'Ouest-Eclair
Origine : Numéro du 23 juillet 1903 • Recueilli par Manu35 • 2018licence


« EN PASSANT. - Toujours les rues sales. - Nous recevons la lettre suivante :

Monsieur le Piéton de service, plus que quiconque, vous êtes qualifié pour accueillir les doléances de vos confrères les usagers de la rue. Je vous prie donc d'être mon interprète auprès des échevins de la ville pour leur signaler l'état lamentable de la rue Poullain-Duparc par temps pluvieux.

Je ne vous demande pas de vous transporter sur les lieux ; ce serait vous exposer à l'enlisement et je ne veux point endosser une pareille responsabilité. Croyez-en mon témoignage : la rue Poullain-Duparc ne mérite pas le nom de rue ; c'est un bas chemin, c'est un cloaque, c'est un lac de boue avec des flots qui émergent, des cavités où l'eau croupit, mais ce n'est plus une rue.

On éprouve même quelque surprise à voir un tramway fréquenter ces parages où l'on s'attendrait plutôt à trouver le bac d'un passeur.

Il est vrai qu'il y a des trottoirs, mais essayez de passer d'une rive à l'autre ; les plus téméraires renoncent à entreprendre une pareille traversée.

De grâce, monsieur le Piéton, réclamez la remise en état de ce quartier.

Que l'on refasse le macadam, ou que l'on bitume la chaussée, ou qu'on la pave ; bref, que l'on fasse ce que l'on voudra, pourvu que l'on fasse quelque chose. Ce ne sont pas seulement les piétons que je défends, c'est encore le bon renom de la cité éclaboussée par toute cette boue qui envahit nos plus belles artères. »

— « Un piéton comme vous », dans L'Ouest-Eclair
Origine : Numéro du 2 mars 1925 • Recueilli par Manu35 • 2018licence

La réponse des rédacteurs du quotidien confirme :

« N'écoutant pas les conseils de prudence de notre correspondant, nous sommes allés rue Poullain-Duparc, mais nous nous sommes bien donné garde de nous aventurer sur ce que fut autrefois la chaussée, car elle est telle que la décrit la lettre, impraticable ; cette voie large et bien tracée mérite un meilleur sort et les services compétents failliraient à leur rôle s'ils ne s'y intéressaient pas. »

— « Le Piéton de service », dans L'Ouest-Eclair
Origine : Numéro du 2 mars 1925 • Recueilli par Manu35 • 2018licence


« EN PASSANT - Plaques indicatrices. - Depuis quelques jours, la municipalité fait procéder au changement des plaques indicatrices de noms de rues. Les anciennes plaques ne notifiaient pas, en effet, à quels titres, les éminents personnages qui ont donné leurs noms à nos rues, ont conquis l'insigne honneur de passer à la postérité.

Les nouvelles sont destinées à combler cette lacune [...]

Les nouvelles plaques indicatrices révèlent donc ce que les anciennes avaient cru devoir tenir caché. Elles finissent de camper ces figures de coin de rues qui étaient jusqu'ici par trop anonymes, justement parce qu'elles ne donnaient que le nom.

C'est là une initiative heureuse à laquelle nous applaudissons. Elle évitera bien des erreurs regrettables que commettaient chaque jour certaines gens et l'on ne prendra plus Janvier pour le premier mois de l'année ; Poullain-Duparc pour un étalon ; la République pour le contraire de l'arrêt privé ou facultatif ou la Liberté pour une chimère.

On voit par ces quelques exemples qui nous viennent sous la plume, tout le bien qu'il faut attendre du nouvel état de choses. »

— L'Ouest-Eclair
Origine : Numéro du 31 octobre 1924 • Recueilli par Manu35 • 2018licence

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Lien externe

Écouter la rubrique de Joël David sur France Bleu : https://www.francebleu.fr/player/export/reecouter/emission?content=a4ef6acc-4be2-45a1-80a0-202597cd2ef0


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