Musée des beaux-arts

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Le Musée des beaux-arts de Rennes est situé quai Emile Zola. Jusqu'en 2005, on y trouvait également les collections du Musée de Bretagne.

Le bâtiment

Musée des beaux-arts, quai Emile Zola

Le bâtiment, de style néoclassique, est l'œuvre de l’architecte Vincent Boullé qui dirige sa construction de 1846 à 1855.

Le musée des beaux-arts dans son environnement urbain : en bordure du quai Émile Zola, avec, en arrière plan, l'église Toussaints

D'abord appelé Palais universitaire, il est destiné à accueillir en un lieu unique les établissements d'enseignement supérieur dispersés dans la ville de Rennes. Édifice à cour intérieure, de plan carré, flanqué de 4 pavillons d'angle et bordé de deux cours latérales, à l'est et à l'ouest. Conçu, à l'origine, à double orientation avec une façade antérieure ouvrant sur les quais (entrée principale réservée à l'université) et une façade postérieure, au sud, ouvrant sur la rue Toullier (entrée secondaire attribuée au musée et à l'école de Dessin). Le bâtiment est réalisé en pierres de taille, calcaire, schiste, moellon, enduit et ardoise. L'édifice destiné à l'enseignement supérieur (facultés de Science, de Droit, de Lettres et école de médecine) accueillit également l'école de Dessin et les collections des musées de la Ville (musée de peintures et de sculptures et musée d'histoire naturelle). Aux premiers projets conçus, dès 1838, par l'architecte de la Ville, Charles Millardet, se substituent les plans de Vincent Boullé qui lui succède en 1846, dans des conditions indéterminées. Les travaux, financés par l'État, la Ville et le Département, commencent en 1849 et s'achèvent en 1855, avec l'inauguration de l'édifice.

À partir de 1856, Jean-Baptiste Martenot, nouvel architecte de la Ville, dirige les travaux d'aménagement successifs (couverture vitrée de la cour intérieure en 1860, construction d'un amphithéâtre pour la faculté de Droit, en 1881, aménagement d'une salle de conférence pour la faculté des Lettres, en 1888). L'exiguïté des locaux et le danger de la cohabitation des collections et des différents laboratoires entraînent la construction de nouveaux bâtiments qui permettent le départ de la Faculté de Sciences, en 1895, puis de l'École de médecine, en 1911, date à laquelle les facultés de Droit et de Lettres sont transférées au Grand Séminaire. Enfin, l'école des Beaux-Arts est installée rue Hoche, dans un ancien couvent qu'elle partage avec le conservatoire de musique. Le bâtiment fait l'objet d'importantes transformations pour adapter l'édifice à sa nouvelle et unique fonction de musée, il est inauguré en 1911. Le rectorat d'académie occupe cependant une partie des locaux jusqu'au milieu du 20e siècle. La restauration importante qui fait suite aux dégâts causés par les bombardements s'accompagne de la mise en place d'une muséographie d'avant-garde, conçue en lien avec Georges-Henri Rivière[1]. Cet édifice, construit au milieu du 19e siècle sur les plans de l'architecte Vincent Boullé, joue un rôle important dans l'histoire architecturale et urbaine de la ville de Rennes. C'est l'un des premiers édifices publics construits au 19e siècle mais c'est aussi, par sa destination d'origine (université - musée) le premier exemple d'architecture de l'enseignement, qui inaugure une longue série d'édifices attestant d'une tradition désormais fortement ancrée dans l'identité de la ville. La place réservée aux musées, qui occuperont peu à peu l'ensemble des locaux, est également une manifestation significative des ambitions urbaines de l'époque à replacer dans le contexte plus général de la France, où seules les grandes villes d'enseignement avaient été dotées de collections publiques, jusque-là hébergées dans des locaux de fortune. Il s'agissait donc d'un édifice emblématique des conquêtes et des ambitions de cette société urbaine du 19e siècle, qui témoigne, par ses qualités architecturales, en particulier sa sobriété et sa modération, de l'image que se construit alors la ville. Il est coté *** au PLU. Malgré un mode d'implantation malheureux, l'absence d'espace libre associé, qui aurait permis une mise en perspective, le choix de l'emplacement, au sud de la Vilaine, est aussi révélateur de l'évolution des mentalités. C'est en effet, après la halle aux toiles, le premier édifice public construit dans un secteur jusque-là négligé de la ville. Ce choix est lié au premier projet urbain de Rennes, au 19e siècle, celui de la canalisation de la Vilaine qui devait jouer un rôle dynamique et stratégique par la création d'un nouvel axe monumental.

Jean-Baptiste Martenot achève ce Palais universitaire entre 1856 et 1888 en aménageant un amphithéâtre pour l'enseignement du droit puis une salle de conférence pour les lettres. Mais dès sa mise en service, on réserve quelques salles pour conserver et exposer les collections du musée de Rennes.

Peu à peu, les différents enseignements sont localisés dans de nouveaux lieux de la ville, du fait de l'exiguïté des locaux. Le musée occupe entièrement le bâtiment à partir de 1911[2].

Durant la seconde guerre mondiale, l'armée nazie, juste avant la Libération de Rennes, reçoit l'ordre de miner les ponts avant de quitter Rennes, notamment le Pont Pasteur situé à proximité du musée, dynamité le 4 août à minuit. Le bâtiment de Vincent Boullé et Jean-Baptiste Martenot est sérieusement endommagé et une bonne partie des sculptures que l'on n’avait pas pu déménager sont détruites. Le musée ne rouvre au public qu'en 1957 après une restauration du bâtiment et la réalisation d'une réelle muséographie.

Les collections

Le Nouveau-né, par Georges de La Tour, attribué à Le Nain par Hippolyte Taine en 1863, tandis que Louis Gonse, en 1900, évoque les noms de Rembrandt, Vermeer

Le Musée des beaux-arts de Rennes a une vocation encyclopédique, puisque ses collections couvrent aussi bien les peintures et sculptures européennes du XIVe au XXe siècles, les objets d'art provenant d'Europe mais aussi d'Afrique et d'Amérique, que les antiquités régionales, romaines, étrusques, grecques et égyptiennes.

Les collections originelles du musée de Rennes existaient depuis les années 1792-1794, à la suite de la nationalisation des biens religieux et des biens des émigrés, comme le célèbre cabinet de curiosités de Christophe-Paul de Robien Wikipedia-logo-v2.svg.

Sous le Consulat et l'Empire, dès 1801, les collections sont enrichies par des envois de l'État, provenant en partie de prises de guerre., dont Persée et Andromède, de Véronèse, la chasse au tigre, de Rubens, le Christ en croix, de Jordaens. On y trouve aussi des tableaux d'impressionistes, tels Sisley, Boudin et Caillebotte, et de peintres de la Bretagne tels Jean-Julien Lemordant Wikipedia-logo-v2.svg, Lucien Simon Wikipedia-logo-v2.svg mais aussi de l'art moderne tels des aplats bleus de Geneviève Asse Wikipedia-logo-v2.svg

Musée de Bretagne

Dès 1913, le musée réserve deux salles à l'ethnographie bretonne, section qui se développe entre les deux guerres sous la direction de Paul Banéat.

Avant 2005, l'exposition permanente du Musée de Bretagne occupait tout le rez-de-chaussée, le musée des Beaux Arts disposant du premier étage. Les deux musées manquaient d'espace en particulier pour les expositions temporaires. Le transfert du Musée de Bretagne aux Champs Libres permit au musée des beaux-arts de doubler sa surface. On entreprit alors de restructurer l'exposition permanente et de rénover les salles.

Le musée de Bretagne ouvre un musée virtuel le 16 septembre 2017[3] [4].

Collections

  • Archéologie
  • Dessins
  • Gravures
  • Objets d'art
  • Peintures et sculptures du XIVe au XVIIIe siècles
  • Peinture et sculptures du XIXe au XXe siècles

Les expositions temporaires

Conservateurs

Notes et références




Lien externe


Galerie cartes postales


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